Suivi de la pédiculose de la tête

La pédiculose de la tête est encore aujourd'hui  un problème international de santé publique probablement la 1ère parasitose mondiale. On la trouve dans tous les pays et elle peut toucher  tous les milieux sociaux économiques (Mumcuoglu 1991; Willems et al. 2005), prioritairement les  enfants de 3 à 13 ans (Combescot-Lang et al. 1986; Mumcuoglu 1991)
 
Les  taux d'infestation ( prévalence) varient  selon les années,  selon les pays et au sein même de ces derniers, de 0% (rarement) jusqu'à 100%.(Portenart et al. 1984; Combescot-Lang et al. 1986; Combescot 1990; Mumcuoglu et al. 1995; Gratz 1997; Refaat 2000; Counahan et al. 2004; Falagas et al. 2008; Rukke et al. 2011).
Même si tout le monde peut avoir des poux, les moyens pour s'en débarrasser ne sont pas les mêmes pour chacun. Les milieux défavorisés des pays industrialisés et les pays pauvres sont les plus touchés.
Le nombre de porteurs de poux est difficile à définir.
 
En France, il est possible de consulter sur le site des Indicateurs Avancés® (IAS) une carte animée en temps réel des infestations par les poux dans le pays. Les Indicateurs Avancés Sanitaires (IAS®) sont construits en temps réel à partir de données terrain. Ce sont des outils élaborés pour le suivi d’une catégorie de patients ou d’un traitement. Après une phase de co-construction avec les experts, pharmaciens, épidémiologistes, chercheurs, statisticiens, cartographes…, des modèles mathématiques sont élaborés et permettent de transformer l'information de vente en information sanitaire.
 
L’analyse de la dynamique temporelle de l’IAS met en évidence une forte saisonnalité, très reproductible d’une année à l’autre. Le pic épidémique annuel coïncide avec les congés scolaires d’été, l’augmentation débutant à la sortie des classes et le pic étant atteint 2 à 4 jours avant la rentrée de septembre. Cette dynamique de la pédiculose en France semble différente de celle observée dans d’autres pays européens où les pics d’infestation sont observés de mi-septembre à fin octobre. [Auvigne et al., 2014]. Contrairement aux idées reçues, le pic de l’épidémie n’a donc pas lieu pendant les semaines suivant la rentrée scolaire.

 

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