USPO : Les dangers du passage à 1€

A quelques jours des élections URPS, l’USPO réitère son message sur la rémunération du pharmacien : cet honoraire ne protège ni des baisses de prix ni des déremboursements et complexifie l’affichage des prix. Ce dernier point provoquant le cas échéant l’incompréhension des patients.
 
« Au 1er janvier 2016, au dos de chaque ordonnance, sur chaque ticket de caisse, nos patients penseront que notre marge a augmenté de 25% (honoraire 2015: 0.82€  vs  honoraire 2016 : 1.02€). Ils ne croiront pas à nos difficultés » a déclaré Gilles Bonnefond, président de l’USPO.
 
Pour l’USPO, il faut intégrer l’honoraire de dispensation à la boîte dans le prix public du médicament et mettre en place un honoraire à l’ordonnance. Il faut également contractualiser sur 3 ans pour mettre en œuvre un mode de rémunération adaptée et lisible pour l’officine.
Le syndicat rappelle qu’il est favorable à la construction d’un projet commun avec tous les syndicats, garant d’une défense professionnelle efficace.
 
Commentaire
BG
29/11/2015
Il faut sortir de cette usine à gaz qui nous conduit tout droit à la catastrophe ; la profession avait adopté la MDL qui devait moduler notre marge en fonction des volumes prescrits . Elle devait fonctionner dans les deux sens et être réajustée périodiquement en fonction d'une enveloppe globale négociée par nos représentants et la sécu . Nos représentants ont préféré suivre d'autres pistes bien plus hasardeuses . La rémunération des génériques , l'introduction des honoraires , la rémunération de nouvelles missions sont venues s'ajouter à la MDL faussant un peu plus des simulations déjà bien imprécises .Tant que nous aurons un stock à gérer et faire l'avance des frais , nous ne pouvons échapper au coté commercial de notre activité . L'honoraire vise à nous déconnecter du prix du médicament et des volumes dispensés . Il ne tient pas compte du fait que nous devons être propriétaire d'un stock à gérer , différent d'une officine à l'autre en fonction de prescripteurs différents . Pour que l'honoraire fonctionne , il ne faudrait plus avoir à gérer un stock ; aucun commerce ne fonctionne sur ces principes . Si la MDL avait été correctement appliquée , nous ne serions pas dans cette situation désastreuse . ,
bernard Montreuil
27/11/2015
Sylvie Parent, regardez avec votre grossiste le nombre de boites à petit prix que vous vendez . Les baisses de prix impactent principalement les boites de prix supérieur. Les rumeurs infondées et instrumentalisées de façon propagandiste sur les déremboursement et les grands boitages ne sont toujours pas là. Par contre , nous sommes d'accord avec vous sur la nécessité de l'honoraire à l'ordonnance que la FSPF demande depuis le début. Mais, tant que la Cpam, pour des raison techniques ( de contrôle essentiellement) ne le signe pas , cela reste une piste de travail prioritaire. La FSPF demande aujourd'hui le passage de l'honoraire pour ordonnance complexe à 1€ conte 0,5€. Pour les prix les plus élevés, le capage est la condition du maintien de la distribution en officine de ville et pas en direct labo au patient. Il est conçu pour protéger le maximum possible d'officines du réseau. las analyses microéconomiques de la FSPF le démontrent. Au passage, les derniers chiffres d'un gros cabinet comptable de Lyon objectivent un maintien des ressources jusqu'en 06/2015. Ce n'st pas suffisant mais le dispositif conventionnel permets de poursuivre travail et négociations.
Albin Dumas
26/11/2015
Malgré toute le bruit fait autour de l'affichage de l'honoraire, les patients demandent très peu d'explications. Pour rendre service au patient et au pharmacien, il faut avant tout savoir formuler une explication simple et claire. Le patient accepte sans problème cette explication car le prix n'a pas augmenté. Quant à l'impact de l'honoraire sur la marge, mieux vaut se référer aux chiffres qu'IMS calcule pour chaque officine qu'à des élucubrations à visée manipulatrices. Assez d'amalgame sur un sujet complexe et vital pour l'officine ! Albin Dumas
JPM
26/11/2015
..."Nos patients penseront que notre marge a augmenté de 25%"..."Ils ne croiront pas à nos difficultés". EN FAIT ILS N'EN ONT RIEN A CIRER - c'est notre problème. Pourquoi toujours ce sentiments d'être des incompris, d'être épiés entre les lignes des tickets de caisse. Faut grandir les gars!...
Pierre T
26/11/2015
"Un mode de rémunération adapté et lisible pour l'officine" .Si l'USPO avait un peu de courage et d’honnêteté il nous dirait enfin ce qu'il entend par "adapté et lisible" . Un honoraire à l'ordonnance peut être ? Où sont les simulations ? Que deviendrait la marge commerciale ? A vrai dire l'USPO n'en sait rien et pour tout dire s'en fout complètement. Son seul but,celui pour lequel il a été créé, pour des raisons d'ambitions contrariées, est de démolir la FSPF quoi que celle-ci fasse .Jusqu'à aller chercher des bâtons pour nous faire battre par nos clients, qui n'ont rien demandé . Personnellement j'ai eu une seule question d'une patiente portant sur l'honoraire à la boite qui faisait la confusion avec les franchises ... Pas vraiment de quoi ameuter la presse et enflammer internet . L'attitude de l'USPO est pitoyable .
Parent Sylvie
26/11/2015
Bernard Montreuil, j'espère que vous plaisantez : en passant un euro et en échange d'une marge à 0 % entre 0.83 et 1.91, nous allons encore plus concentrer notre augmentation de rémunération sur les petits prix (11 % des références), et diminuer d'autant celle des 89 % restantes. La protection contre les baisses de prix n'est valable justement que pour ces petits prix, et pour les médicaments dont le PFHT > 1500 €, puisqu'au delà de cette somme notre rémunération est capée. L'honoraire a misé sur la boite ( donc aucune déconnection des volumes qui baissent : 20 200 000 boites en moins en 10 mois, et notre rémunération a baissé de 2.67 % alors que notre CA n'a baissé que de 1.57 %.
cf
26/11/2015
Honte à vous....Upso, UNPF, FSPF ETC... Bientôt, le doliprane à 2 Euros pour la sécu et soldé, concurrence oblige, à 1 euro sur internet... avec la bénédiction de la DGCCRF. Continuez d'accepter et de favoriser la disparition des plus faibles par la concurrence déloyale et mercantile liée à l'obtention de remises scandaleuses réservées aux plus nantis.... Préparez vous à cause de cela, dans un futur proche, à l'ouverture du monopole comme pour la parapharmacie dans les années 80, et ce sera justice..... Irresponsables et visions courtes, recyclez ce bulletin de vote amélioré en papier WC, ce que j'ai fait avec vos bulletins officiels
BERNERON BERNARD
26/11/2015
Je n'ai eu que 3 demandes sur le sujet,dont une sur mon vélo de la part d'un compagnon de club non client de mon officine et leur ai donné les explications nécessaires,mais force fut de constater que ce n'était pas facile à faire comprendre,ce qui peut se concevoir. Concernant nos difficultés,mon impression est que les choses évoluent à la vitesse grand V et je trouve que l'argument tel qu'il est présenté commence à quelque peu dater........... En outre,peu de personnes regardent ce que nous imprimons,ce qui est d'ailleurs regrettable car cela aiderait certainement à une prise de conscience de la population sur le fait que la santé a un coût!
Montreuil bernard
26/11/2015
Le passage à un 1€ ne va pas causer plus de troubles que le précédent à 0,82€. Dans mon officine, une seule question dans l'année. Par ailleurs, il va contribuer encore plus fortement à atténuer les effets des baisses de prix massives décidées légalement par une loi de finance expression des élus du peuple français et pas par un arrêté de marge à la discrétion d'un ministre. Ce n'est pas suffisant, nous le savons et donc faisons fonctionner le mécanisme conventionnel de l'observatoire bisannuel de la rémunération officinale. La Convention est bel et bien un contrat avec l' État, il n'est nul besoin d'en faire un autre, pourquoi marcherait-t-il mieux? Intégrer l'honoraire dans le prix public est déjà fait, le texte qui manquait va arriver très prochainement et cela n'a posé aucun problème concret ni redressement. Pour mieux fonctionner, il faudrait que l' Uspo cesse d'agiter le chiffon rouge des peurs et rumeurs pour s'attirer des votes de façon populiste, et reprenne, enfin, la voie de l'union responsable avec la FSPF, le seul syndicat responsable qui cherche, et trouve, des solutions pour tout le réseau. Cependant, la période est exceptionnellement difficile, qui peut dire le contraire, et la FSPF ne fait pas encore de miracle. Alors fuyons la division destructrice orchestrée par certain et travaillons sérieusement. Souvenons nous qu'il y a un an nous avons failli tout perdre et que c'est grâce au sérieux des échanges avec le gouvernement que la pharmacie "profession de santé" et réseau de proximité de premier recours a été sauvegardée dans ses trois composantes essentielles: monopole de compétence, numérus clausus de répartition démo-géographique et indépendance en capital du titulaire responsable. Halte à la peur et à la désinformation.
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