USPO : Valorisons nos compétences !

Un des fers de lance de l’USPO, c’est l’économie de l’officine : comment permettre aux pharmaciens de sauver et de développer leur entreprise officinale ? Comment leur permettre de trouver de la trésorerie ? L’USPO souhaite que l’état s’engage avec la CNAM et les pharmaciens pour porter un projet d’avenir avec une lisibilité économique sur 3 ans sur la rémunération globale de l’officine .Les pharmaciens ne peuvent plus être balloté entre les baisses de prix, les déremboursements ou les coûts de nouveaux traitements dispensés uniquement à l’hôpital.
 
Pour le Syndicat, il est primordial de ne pas continuer vers un faux l’honoraire à la boite. Près de 9 000 pharmaciens ont déjà manifesté leur mécontentement en envoyant une lettre à la CNAM dénonçant l’accord actuel. Il faut se dégager de cette situation et passer à un honoraire conventionnel à l’acte pharmaceutique. Un revenu minimal par ordonnance doit être fixé, de l’ordre de 3 à 4€. L’honoraire à la boite quant à lui doit être intégré à l’arrêté de marge, afin d’éviter l’imbroglio dans lequel les pharmacies se trouvent actuellement avec la DGCCRF et les patients. Enfin, une entreprise, quelque-soit son secteur d’activité, ne peut pas envisager une marge à 0%. Pourquoi en serait-il autrement pour la pharmacie d’officine ? Il faut revenir sur les tranches de marge nulle des médicaments au-dessus de 1500 euros.
 
Au-delà de cette vision économique, l’USPO souhaite que le pharmacien soit reconnu comme un spécialiste du médicament. Et cela passe par ses missions qu’il faut valoriser : entretiens pharmaceutiques, observance, préparation des doses à administrer, fractionnement de la dispensation et des statuts à reconnaitre : pharmacien correspondant, pharmacien référent. Le pharmacien doit être un maillon incontournable du parcours de soins y compris dans le premier recours.
 
Commentaire
B.G.
21/10/2015
Le dernier paragraphe concernant les nouvelles missions est tout à fait envisageable mais l'entame est mauvaise: il s'agit toujours de prévoir l'aspect ECONOMIQUE de ces missions. Plus question d'accepter quoi que ce soit de plus, sans la rémunération qui va avec! Cessons d'accepter tout et n'importe quoi sous prétexte que nous ne serions pas indispensables. Nous sommes indispensables! Nos patients nous le disent tous les jours, les médecins même s'ils ne l'avoueront jamais, le pensent aussi, car ils savent que nous sommes là pour faire tout ce qu'eux refusent de faire, idem pour les CPAM! Réveillons nous! Prenons la main!
H.O.
20/10/2015
A l'USPO : vos "missions" , j'en veux pas ; pas le TEMPS , c'est complétement aberrant vu la charge de travail considérable ; je reste dans "le coeur de métier " : la délivrance du médicament , en attendant la délivrance tout court !
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