L'indépendance professionnelle des pharmaciens

L’indépendance professionnelle n’est pas une fin en soi. C’est une nécessité éthique pour la profession. Le public et les malades doivent continuer à être certains que les pharmaciens font passer leur intérêt en priorité, sans les soumettre à quelque pression extérieure contraire à la déontologie. Le Code de la santé publique, les juridictions françaises et européennes en traitent. Et l’Ordre qui a pour mission légale de garantir l’indépendance de la profession, y veille à l’inscription et au cours de l’exercice des pharmaciens.
Retrouvez dans ce leaflet édité par l’ordre les enjeux de cette indépendance et comment la garantir au quotidien.
Commentaire
olivier G
13/03/2015
L'indépendance professionnelle est un leurre. Nous sommes des commerces et nous dépendons de nos résultats financiers, ce qui pousse certains à un exercice à la limite de l'éthique, parfois contraire à la déontologie. Le discours de l'Ordre est un grand paradoxe !! D'un côté il nous explique qu'un titulaire perdrait son indépendance professionnelle s'il était simplement gérant et salarié, par exemple dans le cadre d'une "chaîne", d'un autre côté il prône que le pharmacien adjoint doit exercer en préservant son "indépendance" alors même qu'il est salarié et dépendant de la politique du titulaire (dans la pratique évidemment et à l’inverse de la théorie). Cette ambiguïté de discours est assez insupportable. Ce que préserve avant tout l’Ordre, ce n’est pas l’indépendance de l’exercice au quotidien mais simplement la propriété financière de l’officine par le pharmacien titulaire. Or, l'Ordre le rappelle régulièrement, 2 à 3 officines ferment chaque semaine. L’Ordre devrait en urgence approfondir sa réflexion sur la survie des officines plutôt que de défendre aveuglément un principe de propriété qui est de moins en moins compatible avec une réelle indépendance professionnelle au sens de l’éthique et de la déontologie…
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