Pharmacien demain : du conseil adapté au parcours de soins sécurisé

C’était le thème du colloque organisé hier par Coopération Santé. Le maitre mot de cet évènement : l’interprofessionnalité. L’objectif : le développement de l’automédication. C’est justement le principe de l’automédication qui a été validé par le gouvernement dans le cadre du contrat de filières signé le 5 juillet 2013 (>>>). Pour le patient, il s’agit d’un parcours de soins qui commence à l’officine. Les intérêts sont multiples. Pour le patient, le maillage officinal permet une excellente accessibilité, tout en garantissant une sécurité optimale (suivi via le dossier pharmaceutique, le contrôle du circuit du médicament et le conseil).
Le rôle du pharmacien est également renforcé, avec des compétences mieux utilisées. Les médecins pourront se focaliser sur des patients plus gravement malades et anticiper la réduction des séjours hospitaliers. C’est la perspective d’économies pour l’assurance maladie, jusqu’à 1,5 milliards d’euros si l’on se calque sur certains exemples européens. Il ne s’agit pas de transférer le reste à charge, créant un système d’assurance maladie à 2 vitesses, ou de forcément délister plus de médicaments. Le choix final étant laissé au patient : soit il va chez le médecin, dont la prescription sera remboursée par l’assurance maladie, soit il demande conseil au pharmacien. Dans cette dernière situation, le cout des médicaments pourrait être pris en charge par une complémentaire ou bien par le patient. Dans la plupart des cas, ce cout reste inférieur au reste à charge d’une consultation de généraliste de secteur 1 (soit 6,90€).
Voilà en substance ce qui était abordé lors de ce colloque. Nous vous transmettrons les actes lorsque ceux-ci seront publiés.
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