L’OMS s’intéresse aux e-cigarettes

Un rapide mémo de la part de l’OMS pour désenfumer la e-cigarette. Cette page (réservée aux anglophones) fait le point sur ces dispositifs au travers de 11 questions : qu’est-ce que c’est, comment ça marche, est-ce que c’est nocif.
En substance, l’OMS dénombre quelques 500 fabricants de cigarettes électroniques, parmi lesquels, peu ont été réellement analysés. L’organisation dénonce ainsi un manque de connaissance à ce sujet mais le peu d’études réalisées montrent une grande variabilité dans la composition des aérosols utilisés. On retrouve généralement du formaldéhyde, mais en concentration 2 fois moins importante que dans des cigarettes classiques. Toutefois, d’autres toxiques sont présents dans des proportions similaires, sans que l’OMS ne les cite. En outre, le comportement des utilisateurs - longueur de bouffées, profondeur de l'inhalation et la fréquence d'utilisation - peut affecter l'absorption de la nicotine.
La e-cigarette n’est donc pas sans risques pour la santé, mais le peu de recul acquis ne permet pas encore de quantifier leur impact. Notons quand même qu’elles contiennent moins de substances toxiques et à des niveaux moindres que les cigarettes classiques, les e-cigarettes sont susceptibles d'être moins toxique.
Les jeunes représentent une proportion croissante des utilisateurs e-cigarette, et les experts antitabac craignent que l'utilisation de ces e-cigarettes devienne une passerelle vers une dépendance à la nicotine et au final, les entraine à fumer. La littérature montre que l’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents a doublé entre 2008 et 2012. Une des raisons présumées serait la grande variété de saveurs (jusqu'à 8000 sont disponibles, allant des fruits aux boissons alcoolisées).
En conséquence, ces dispositifs doivent être réservés aux seuls fumeurs, dans le but de réduire leur consommation de tabac ou dans le cadre d’un sevrage tabagique complet. Les verra-t-on un jour à côté des substituts nicotiniques en pharmacie ?
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