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jeudi 17 mai 2012

56 secondes
Que ce soit pour des questions sérieuses ou plus humoristiques, nous interviewons des personnalités avec qui vous travaillez. Découvrez dans cette rubrique les réponses des syndicats, des instances, des laboratoires…

Carole, Pharmacien titulaire, Maisons Alford
Je vois très mal l’évolution de la pharmacie. Le pharmacien d’officine est voué à ne faire que de la délivrance. Leclerc fait tout pour cela. Aujourd’hui, nous avons une mission de conseil qui n’est pas tout le temps bien faite par manque de temps. Il nous faut trouver des nouvelles missions, et également que les pouvoirs publics nous donnent un rôle de remplacement du médecin comme par exemple pour la substitution dans certaines pathologies. Cela nous permettra de jouer un vrai rôle de prévention et de conseil en médication.

Myriam, Pharmacienne adjointe, Melun

Je suis plutôt optimiste sur du long terme uniquement. Ces dernières années les différentes lois nous ont fait beaucoup de mal, cependant je garde espoir notamment grâce aux nouvelles missions qui, à l’avenir, devraient nous aider énormément.

Louis LARONCHE, Président de l’ANEPF
Nous avons continué ce qui a été lancé par les bureaux précédents. Malheureusement cela n’a pas beaucoup évolué. Le 1er décembre la Commission pédagogique nationale a rendu son évaluation de cette première année. Les résultats concordent dans la majeure partie avec ceux de l’enquête que nous avions réalisée via la FAGE, en mai dernier. Si nous étions d’accord avec tous les problèmes engendrés par la PACES, nous n’étions pas d’accord avec la Commission pédagogique nationale et le ministère sur les choses à mettre en œuvre pour améliorer cela. Le ministère s’est lancé dans l’écriture d’une circulaire qui a été diffusée à tous les présidents d’universités le 17 février 2012. C’est une circulaire qui incite les établissements à alléger le programme, qu’il y ait au moins des enseignements dirigés partout et, si possible, dans des conditions humaines. De notre côté, nous attendions quelque chose de plus fort qu’une circulaire incitative, nous voulions vraiment des mesures concrètes.

P.SOYER, Président directeur général, Laboratoire CONTAPHARM
Notre actualité c’est tout d’abord les vernis silicium urée avec nos nouvelles teintes qui ont deux fonctions : celle de maquillage avec leur teint mode, mais également une fonction santé puisqu’ils sont utilisés par les femmes en chimiothérapie pour la protection de la chute de l’ongle. Leur positionnement prix et leur qualité en font des produits très appréciés. Enfin, Natorigine qui est notre gamme naturelle et bio qui est recommandée par les allergologues et les dermatologues puisqu’ils sont bien tolérés.

Murielle FANGOUS, Directrice marketing France, Nuxe
Nous présentons 2 nouveautés majeures : le premier est accès visage : Nuxellence, et l’autre plutôt glamour. Pour Nuxellence, il s’agit d’une nouvelle ère de soins visage que l’on ouvre : c’est le premier rechargeur d’énergie cutanée qui agit sur l’ADN mitochondriale que l’on va réparer. Le deuxième est le parfum prodigieux qui est en fait une eau de toilette pour laquelle nous avons capturé le parfum de l’huile prodigieuse. Enfin, nous avons également notre marque Bio beauté qui présentent des nouveautés hydratantes et des soins capillaires naturelles.

Robert CRUVELLIER, Président directeur général, Mavala
Tout d’abord nous nous devons d’être présents sur le salon qui est également l’occasion de présenter nos nouveautés de vernis avec des teintes printemps /été avec les rouges à lèvres assortis. Enfin, nous envisageons dans les mois qui vont suivre de proposer des présentoirs de vernis sur pieds qui ressembleront à une tour de vernis et qui permettront de présenter nos 90 teintes sur un seul présentoir.

Marine PAGES, Chef de produits ROGER GALLET
Globalement c’est très important d’être présent pour montrer le renouveau de la marque, puis présenter nos nouveautés : l’eau des bienfaits et également les huiles sèches parfumées pour le corps. Enfin, nous sommes venus fêter les 150 ans de notre marque avec nos clients.

Marie-Anne MARTIN PAVOT, Directrice générale, Litipharma
C’est la deuxième année où nous sommes présents. Nous venons en grande partie rencontrer nos clients qui sont présents dans toute la France. Avec notre activité de télétravail, nous voyons très peu notre clientèle le reste de l’année. Par ailleurs, Pharmagora étant un salon professionnel, nous estimons donc que nous avons notre place, comme tous les autres exposants, pour présenter nos services auprès de tous les pharmaciens.

Patricia BOURSIN, Président directeur général, Boursin agencement
Notre présence sur le salon fait partie du développement de Boursin agencement. Personnellement c’est mon 24ème salon, et nous sommes parmi les agenceurs historiques. Nous y venons pour recevoir nos clients en cours, et pour faire découvrir à des clients potentiels notre savoir-faire à travers cette réunion de pharmaciens.

Muriel ROSE, Directrice des opérations, Futuramedia
Comme chaque année, nous sommes venus à la rencontre, d’une part, de nos clients pharmaciens qui sont déjà équipés de notre système de communication dynamique audiovisuelle, et d’autre part, nous sommes venus à la rencontre de pharmaciens potentiellement partenaires. C’est-à-dire des pharmaciens susceptibles d’accueillir notre média dans leur officine, qui vont être suffisamment représentatifs des grandes marques de laboratoires de parapharmacie et d’OTC pour pouvoir recevoir notre boucle de communication.

Philippe BRUNEAU, Président directeur général, Biocyte
Nous sommes présents sur le salon aujourd’hui car nous souhaitons rencontrer un maximum de clients de l’export, notamment les acheteurs étrangers. Pour nos clients français, que nous connaissons déjà depuis longtemps, nous renforçons ici notre image de marque et nous leur présentons nos nouveautés.

Sylvain NUS, Directeur des ventes et de l’information pharmaceutique, A-Derma
Pour tous les laboratoires c’est une vitrine internationale, puisque les visiteurs viennent de partout. On se doit d’être présent pour être représenté et recevoir nos clients dans les meilleures conditions possibles.

Agathe MIKAELOFF, Chargée de marketing et de communication, Institut Karité
Nous avons sorti une huile « élixir de beauté » disponible en 3 parfums. Il s’agit d’une huile multifonction hydratante qui peut être appliquée sur le visage, le corps et les cheveux, quotidiennement pour les peaux sèches et de façon plus ponctuelle pour les personnes avec des irritations cutanées grâce à sa fonction réparatrice, ou tout simplement pour celles qui souhaitent avoir un effet satiné.

Philippe CHANET, Directeur des ventes, Melvita
Nous sommes sur ce salon pour renforcer notre image auprès de la pharmacie. Melvita est présent depuis 30 ans en circuit spécialisé, et désormais pour gagner en notoriété et en distribution, nous souhaitons nous développer également en pharmacies sans pour autant délaisser les magasins bio bien sûr !

Sophie ROUSSEL, Directrice Marketing et Communication, Alliadis
Alliance Premium est le premier logiciel à faire de la totale dématérialisation de la transmission des ordonnances au régime obligatoire. Dorénavant les pharmaciens équipés d’Alliance Premium peuvent numériser leurs ordonnances au comptoir, les stocker dans le logiciel et au moment de la télétransmission des feuilles de soins électroniques, ils peuvent transmettre également toutes les pièces justificatives. Deuxième nouveauté, nous avons porté Alliance Premium sur Mac. Par ailleurs, nous avons sorti avec le concours de Michèle BOIRON et François ROUX, qui sont des pharmaciens experts en homéopathie, un volet de notre conseiller interactif. 43 cas de comptoir courants y sont repris. L’idée est de décomplexer l’équipe officinale face à un conseil officinal sur l’homéopathie, sujet sur lequel ils ne sont pas toujours à l’aise. Entre autres nouveautés, nous avons également des distributeurs automatiques de produits de première nécessité, nous avons aussi lancé OPUS, notre second logiciel de gestion…

Jérôme PARESYS-BARBIER, Président de la section D de l’Ordre des pharmaciens
Plus le temps passe et plus un certain nombre de promesses deviennent réalité. Il y a un an, on nous promettait le décret du pharmacien correspondant, il est paru depuis. Dans ce décret, le pharmacien adjoint est parfaitement identifié. Toutes les autres dispositions de la loi HPST qui sont en train de se mettre en place, y compris concernant les sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA), ou en termes de développement professionnel continu, les adjoints sont complètement dans le jeu de ces dispositions. Nous avons de belles perspectives d’avenir et de belles promesses de développement de notre métier. Les adjoints auront toute leur place, ce qu’il faut c’est qu’ils demeurent force de propositions et innovants. Enfin, la cerise sur le gâteau, ça serait ce décret à venir que le ministre a réaffirmé aujourd’hui concernant les holdings

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Jean-Charles TELLIER, Président de la section A de l’Ordre des pharmaciens
Nous sommes en train de travailler sur les moyens de vulgariser l’application de la loi HPST chez nos confrères officinaux qu’ils soient titulaires ou adjoints. Le problème est pour nous, puisque nous sommes à l’ultime étape de l’application de la loi HPST, de les convaincre d’être présents a minima dans l’application de cette loi et d’être les acteurs de terrain. Ils en sont capables et ils en ont les moyens. Ils sont tout à fait en position de pouvoir le faire dans nombre de cas. Je sais que cela exige quelques adaptations, quelques fois logistiques, dans leurs officines, que cela exige aussi vraisemblablement une remise en question de leur méthode de travail. Je pense notamment au fait qu’un pharmacien n’est pas habitué à travailler sur rendez-vous, ni à écrire un certain nombre de choses qu’il fait, etc. Toutes ces contingences sont parfaitement accessibles à des pharmaciens.

Brigitte BOUZIGE, Vice-présidente de l’USPO
On ne peut pas exactement parler d’unité syndicale parce qu’on ne peut pas aujourd’hui s’engager sur des objectifs qui pourraient mettre en péril des pharmacies dans un environnement qui est très peu stable. Il faut être très prudent et c’est ce qui fait notre différence les autres syndicats et leurs propositions. En effet, parler aujourd’hui de prendre de la marge des pharmaciens pour éventuellement la redonner sous forme d’acte de dispensation paraît très aléatoire dans le contexte économique actuel. On ne peut pas s’engager précipitamment sur ce thème-là. Il vaut mieux prendre son temps, travailler sur avenants plus tard et voir dans quelle évolution on pourra effectivement mettre en place le nouveau mode de rémunération.

Philippe GAERTNER, Président de la FSPF
Nous avons eu un ministre qui est venu aujourd’hui, non pas en tant que ministre de la Santé, mais comme représentant du candidat SARKOZY. Néanmoins, j’ai cru entendre quelques petites choses qui relevaient plus du ministre que du candidat ! Ce qui nous a été dit ce jour, c’est que la rémunération mixte était indispensable si on ne veut pas aller dans le mur ; si on ne change pas, on court un très haut risque. On a entendu Xavier BETRAND dire qu’il signerait les décrets SEL/SPF-PL sur lesquels on travaille depuis plus de 10 ans. Je compte sur sa signature et la parution au Journal officiel avant les élections. Il a également parlé d’un arrêté sur les conditionnements trimestriels, porteurs d’une injustice flagrante depuis des années, qui va être rééquilibré. Là aussi, il y a une grande attente de la profession et je pense en plus que ce sera un élément déterminant, y compris dans le futur conventionnel. Nous avons ensuite les rétrocessions, j’ai cru entendre que nous pouvions aussi aller dans le bon sens.
Nous avons là trois éléments très différents qui permettent de résoudre aujourd’hui un certain nombre de problèmes qui sont devant le nez d’un certain nombre de pharmaciens. J’espère vraiment qu’on arrivera à finaliser. Nous avons aujourd’hui un ministre qui est sûr qu’on va signer, moi je n’en suis pas sûr. Le cadrage économique n’est pas finalisé. Mais si le ministre a la volonté, par rapport à ce qui avait été écrit dans la lettre de mission de l’IGAS et dans les propositions de l’IGAS, je pense que l’on peut rentrer dans ce cadrage-là !

Carré CELTIPHARM
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