Avec les nouvelles missions qui pourraient leur être attribuées, pensez-vous que les pharmaciens auront le temps et les moyens de s’investir dans la formation que cela exigerait ?
Il va falloir, avec le DPC qui va se mettre en place d’ici 2012 à 2013, une adaptation de la formation qu’on connaît actuellement. Certaines se feront sur des journées complètes, avec certains volumes de prise en charge qui nécessiteront de la disponibilité. Il y aura sûrement d’autres types de formations, par exemple par Internet. La HAS va définir des méthodes de DPC. Dans ces méthodes, il pourra y avoir des réunions avec des pairs pour discuter des cas cliniques ou encore la lecture de revues qui seraient reconnues de qualité. Ce seront donc des choses qui ne prendront pas forcément beaucoup plus de temps. Il y a des domaines où la formation initiale du pharmacien est déjà bonne. Certains points pourront nécessiter un complément de formation, comme l’approche de certains protocoles pour suivre les patients, mais peu de formation porteront sur les pathologies, car les pharmaciens ont déjà leurs connaissances acquises avec leurs pratiques. La HAS est d’ailleurs très intéressée par cette analyse des pratiques, pas uniquement par l’évaluation, dans le but de pouvoir adapter la formation à l’amélioration des pratiques.