Malmenée par les uns, honorée par les autres, notre profession révèle dans les sondages médiatiques sa véritable position, celle de pharmaciens qui se situent dans la rubrique professionnelle pour les uns ou strictement commerciale pour les autres. Il n’y a rien d’original dans cette actualité. Tout le monde sait pertinemment que ce n’est pas la taille de l’entreprise, ni le diplôme, qui font le prosélytisme ou la compétence d’un Homme. A qui la faute ? J’ai eu très souvent des adjoints et des collaborateurs admirables et exceptionnellement quelques « boulets ». C'est à nous qu'il revient d'agir dans de tels cas. Par ailleurs, nous savons que, parfois, la localisation de l’officine, son personnel, le relationnel, les prix et maintenant la publicité, se substituent heureusement à l’inexistence professionnelle du titulaire. Cette remarque est valable dans toutes les professions individualisées, à une différence près, c’est que demain, les holdings de groupements de pharmaciens gommeront ces différences dans une uniformité de produits et de conseils, standardisés et rassurants, entrainant la « mort » du journalisme d’investigations.
A.COGITO