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dimanche 19 mai 2013

56 secondes
Que ce soit pour des questions sérieuses ou plus humoristiques, nous interviewons des personnalités avec qui vous travaillez. Découvrez dans cette rubrique les réponses des syndicats, des instances, des laboratoires…

Gilles BONNEFOND, Président de l'USPO
Premièrement, elle a beaucoup encouragé le rôle du pharmacien dans le premier recours, dans le développement du générique et dans l’évolution du métier de pharmacien. Sur le générique, elle sait qu’elle ne peut compter que sur les pharmaciens. Sur la médication officinale, elle ne veut pas en faire un parcours de consommation, mais un parcours de soins. Je pense que c’est la bonne stratégie et, d’ailleurs, c’est l’opinion qui est partagée au sein de l’USPO. Concernant l’évolution du mode de rémunération, elle nous encourage à aboutir, mais nous n’aboutirons pas si elle ne nous donne pas à la fois les moyens et la lisibilité. J’ai retenu son attachement à la réforme, mais quand on veut réussir une réforme, il faut que l’Etat donne de la lisibilité à la profession pour la réussir. Donc un discours, maintenant il faut donner des moyens !

Philippe GAERTNER, Président de la FSPF
Première chose, le fait important que la ministre se déplace pour venir parler aux pharmaciens. C’est un élément essentiel qui montre qu’aujourd’hui le dossier de la pharmacie est bien visible pour la ministre. C’est extrêmement important au moment où on commence les négociations. Sa venue est un signe sur le rôle qu’elle souhaite voir tenu par les pharmaciens d’officine. Cela a été évoqué autour de plusieurs sujets : les génériques, les sociétés de participation financière des professions libérales, la transparence et la loi de santé publique… tous ces éléments montrent qu’il y a aujourd’hui une place dans le dispositif de santé, tel qu’il est en train de se programmer, pour la pharmacie d’officine. Et ceci dans un sens où l’on va mettre aussi en adéquation, elle l’a répété, les modes de rémunération de l’officine avec cette évolution vers plus « professionnel de santé ».

Françoise DALIGAULT, Présidente de l’UNPF
Son intervention a été très intéressante puisqu’elle a dit que le pharmacien était le centre, le pivot de la démarche des patients, qu’il était le premier recours. Elle a bien compris le rôle du pharmacien. Le pharmacien est bien recentré dans le parcours de soins, dans la nouvelle stratégie développée par le gouvernement. Sur l’automédication, Marisol TOURAINE a dit qu’elle ne souhaitait pas que ce soit galvaudé et qu’elle était pour une médication du patient raisonnable et non pas pléthorique. Elle nous a aussi rassurés sur la vente des médicaments sur Internet, en disant qu’elle avait voulu limiter cela aux produits en libre accès, mais qu’elle avait eu le problème du recours d’un pharmacien au Conseil d’Etat. Sur la suppression de la vignette, la décision est prise. L’UNPF se pose tout de même la question du patient qui n’aura plus de prix sur la boîte. La ministre a évoqué le fait que derrière l’ordonnance les prix seraient affichés de façon plus claire, mais quid des produits délivrés sans ordonnance ? Pour la rémunération, la ministre a dit qu’elle faisait confiance au directeur de la CNAM pour mener au mieux les négociations. Sur le maillage, elle a dit qu’elle serait attentive et qu’elle avait lancé une enquête par l’intermédiaire des ARS pour connaître exactement la situation des pharmacies et le cas échéant pour conserver le maillage et intervenir si nécessaire. C’est une bonne chose !
La seule chose qu’elle n’ait pas évoqué, c’est le budget qu’elle comptait allouer à la filière pharmacie. On ne connaît donc pas les moyens. On parle d’honoraires, de maillage, de parcours de soins… mais malheureusement on ne parle pas de budget, ni d’enveloppe précise et c’est bien ce qui nous inquiète à l’UNPF.

Alain DELGUTTE, Président de la section A de l’Ordre des pharmaciens
Je leur dirais de rester fidèles à ce qu’ils font au quotidien dans leurs officines. C’est-à-dire qu’ils dispensent un conseil adapté au patient, qu’ils sachent parfois refuser une vente… et qu’ils fassent le même métier sur Internet ou dans leurs officines. Qu’ils ne prêtent pas le flan aux critiques d’autres acteurs de la distribution ou des politiques. Il faut que tout le monde ait bien conscience de cela !

Thierry BARTHELME, Président de l’UTIP Association
Bien entendu, c’est une magnifique opportunité. A partir du moment où vous produisez quelque chose qui est obligatoire, on pourrait considérer que c’est une contrainte. Mais, non ! C’est vraiment une chance extraordinaire pour tous les pharmaciens de se replacer au mieux de leur exercice professionnel. Ce qu’on leur demande simplement, par rapport à autrefois ce qui était la formation continue, c’est, non pas d’être les plus savants de façon très pointue dans un domaine, mais simplement d’évaluer leur pratique à un moment, de se demander s’ils sont conformes par rapport à un standard attendu par la patientèle, et puis de mettre en œuvre les mesures de correction. Le DPC, il ne faut surtout pas que l’on s’imagine que c’est compliqué. C’est, à un moment, regarder ce que l’on fait, comment on le fait, comment on peut le faire mieux, le faire effectivement mieux en s’en donnant les moyens (ça peut être de la formation e-learning, du présentiel, des congrès…) et ensuite faire un rapport d’activité qui dit « j’ai constaté telle problématique, je l’ai résolue de telle manière, ça a produit tel effet et c’est ainsi que je me développe professionnellement de façon continue tout au long de ma carrière ». C’est donc une vraie chance pour le pharmacien et les patients ! C’est aussi une chance pour l’ensemble de la pharmacie en tant que lieu d’accueil des patients et donc c’est une chance pour toute l’équipe officinale d’être « standard » vis-à-vis du patient. Une égalité de chance d’accès aux soins pour l’ensemble des patients.

Catherine LEYRISSOUX, Pharmacienne à Lanester et Membre du groupe de travail de la HAS sur la Prévention de la iatrogénie médicamenteuse du sujet âgé
Je leur dirais de se connecter immédiatement sur le site de la HAS pour voir tout le travail qui a été fait depuis de nombreuses années. Cela fait 2-3 ans que le suivi d’Alzheimer est fait par la HAS au travers du programme AMI Alzheimer. Plusieurs pharmaciens, hospitaliers d’abord, puis officinaux ont participé à cette étude. Il en a résulté des fiches d’application pour les pharmacies (fiche « actions d’amélioration des pratiques », fiche « iatrogénie des neuroleptiques et troubles du comportement », document d’accompagnement des aidants…). Je leur dirais que nous avons un travail important à faire auprès des aidants pour les soulager de leur anxiété et de leur fatigue.

Bruno MALEINE, Pharmacien à Villiers-sur-Marne et Membre du bureau UTIP Ile de France
Cet outil s’inscrit vraiment dans les nouvelles missions. C’est un bon moyen d’anticiper et d’être proactif, c’est-à-dire d’aller proposer une prise en charge des patients, sur une pathologie qui n’est pas celle que l’Assurance maladie va nous demander de prendre en charge.
Cet outil permet à la fois de se former sur une pathologie, de former son équipe, de savoir où en sont chacun de nos collaborateurs par rapport au diabète de type 2. C’est le premier volet « formation ». Le second volet porte sur la prise en charge du patient au comptoir, c’est-à-dire la prise en charge du patient telle que le pharmacien fait au quotidien et cela depuis qu’il est pharmacien. Enfin, cet outil dispose d’un volet plus innovant avec la conduite des entretiens pharmaceutiques. C’est-à-dire proposer des entretiens et avoir des outils pour mener ces entretiens dans de bonnes conditions et surtout de telle sorte qu’ils soient menés de la même façon quel que soit le membre de l’équipe qui va le faire. A la différence de la prise en charge des patients sous anticoagulants oraux, les préparateurs peuvent s’investir dans la prise en charge des patients diabétiques de type 2 puisqu’on n’est pas tenu de respecter un cahier des charges qui a été signé entre nos syndicats et l’Assurance maladie !

Marie-Hélène GAUTHEY et Evelyne QUIREZA, Directrice associée et Directrice Marketing Atoopharm
L’actualité d’Atoopharm est riche en ce moment ! Tout d’abord, nous fêtons les 5 ans d’Atoopharm et notre plus beau cadeau c’est le succès des e-formations que nous avons montées en partenariat avec Le Moniteur. A l’occasion de Pharmagora, nous avons rencontré des clients qui se disent extrêmement satisfaits, certains nous ont parlé d’addiction à nos e-formations ! Nous avons également notre parcours pour la mise en place des entretiens pharmaceutiques des patients sous AVK. Les 4 modules e-learning rencontrent un vif succès, notamment celui sur l’entretien pharmaceutique.

Franck ENCINAS, Directeur commercial de Cap’Finity
Nous sommes là pour proposer, avec notre marque VétoBiol, une alternative naturelle aux produits chimiques existants en gamme vétérinaire. Par exemple, les antiparasitaires sur toute notre gamme sont des antiparasitaires insecticides et non pas insectifuges. Nous avons également une gamme anti-démangeaisons très efficace et toute une gamme d’aromathérapie sans ordonnance, notamment pour les progestatifs, les anti-diarrhéiques, les problèmes d’oreilles… Nous avons une gamme complète de plus de 60 produits, une vraie gamme vétérinaire naturelle qui existe depuis maintenant 20 ans.


Julie LOURDEL, Responsable marketing de Biocyte
Nous participons à Pharmagora depuis la création du laboratoire en 2006. C’est pour nous la vitrine de la marque. Cela nous permet de nous faire connaître auprès des pharmacies qui ne nous connaissent pas, et de présenter la nutri-cosmétique qui est notre cœur de métier. Notre présence est également l’occasion de faire goûter notre nouvelle gamme de « shoots » beauté au collagène et à la kératine et de présenter nos produits en avant-première qui sont, cette année, BB Caps et Mélanine Forte.


Carré Atoopharm
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