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jeudi 17 mai 2012

Génériques

Informations Informations

 Evolution du CA (TTC) des médicaments génériques délivrés par les officines métropolitaines :
+1,6%

(Cumul annuel mobile décembre 2011/ décembre 2010)

le panel temps réel (ventes/achats/stocks) de CELTIPHARM, constitué de 3 004 officines représentatives de l’ensemble des officines françaises, développé et exploité au sein du Centre d’Essais de CELTIPHARM

 

Gemme

Gemme : publiez l’étude sur la mention NS !

Cette demande expresse du Gemme s’adresse à l’Assurance maladie. Alors que le taux de substitution des génériques est passé sous la barre des 70% en septembre, le Gemme (Générique, même médicament) souhaite la publication immédiate de l’étude de la CNAM sur l’impact de la mention « Non substituable » sur le taux de recul de la substitution. L’association qui regroupe 10 laboratoires de médicaments génériques, estime que « tout retard supplémentaire dans la mise en œuvre de mesures correctives serait incompréhensible. En effet, la perte de 7 points de substitution représente 180 M€ d’économies perdues. »
Le Gemme rappelle sa proposition de renforcer la réglementation sur l’usage de la mention « NS ». Cette mention ne devrait être autorisée que pour raisons médicales pour le patient et justifiées auprès du médecin conseil.
Source : Gemme, 24 octobre 2011

Génériques



Retrouvez dans cette rubrique des informations sur les médicaments génériques



Génériques : les freins à la substitution

Depuis quelques mois, les officinaux ont des difficultés pour substituer les génériques. Sur le mois de septembre, le taux de substitution serait passé en dessous de 70%, alors que l’objectif pour 2011 est de 80% et que le ministre de la Santé souhaite l’augmenter de 5 points l’an prochain. Dans ce contexte, il est particulièrement important d’identifier les causes au frein de la substitution générique.
Une étude de Smart Pharma Consulting, présentée en mai dernier, recense les différents facteurs pouvant entraîner une baisse de la substitution et ceux qui, au contraire, la favorisent.

Facteurs favorisant la substitution :
- la prescription en Dénomination commune internationale (DCI)
- l’interaction entre l’équipe officinale et le patient
- les campagnes d’information, de la Sécurité sociale, à destination des patients
- la mesure « tiers payant contre générique »
- la visite des délégués de l’Assurance maladie dans les cabinets médicaux
- l’information des patients sur leur pathologie
- l’incitation à la prescription du générique lors de l’initiation d’un traitement à l’hôpital ou en sortie d’hôpital
- la création d’un label « quasi-générique » pour faciliter la substitution

Facteurs desservant la substitution :
- la complexité d’une pathologie
- la faible part de prescription en DCI
-la mention « non substituable » sur les ordonnances
- le nombre limité de génériqueurs
- l’arrivée tardive de génériques sur le marché
- les faibles rotations de stocks en officine
- le refus des patients
- la non correspondance des dosages et formes chimiques entre la référence et le princeps
- l’existence de groupes génériques différents pour une même molécule
- la protection d’une indication
- les recommandations de prudence de l’Afssaps pour la substitution de certains génériques (exemple : fentanyl, lévothyroxine…)

Source : Smart Pharma Consulting – mai 2011

Génériques et biosimilaires

La première définition des médicaments génériques a été établie en avril 1996 et le répertoire des médicaments génériques a été lancé en juillet 1998. Depuis, les médicaments génériques ont fait du chemin et une nouvelle forme est arrivée sur le marché : les biosimilaires. Petit topo sur ces médicaments… comme les autres !

Génériques

L’article L 5121-1 5° du code de la santé publique définit le générique comme étant une spécialité qui « a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique et dont la bioéquivalence avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées. » Par ailleurs, ce même article stipule que « les différentes formes pharmaceutiques orales à libération immédiate sont considérées comme une même forme pharmaceutique. De même, les différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d'isomères, complexes ou dérivés d'un principe actif sont regardés comme ayant la même composition qualitative en principe actif, sauf s'ils présentent des propriétés sensiblement différentes au regard de la sécurité ou de l'efficacité. Dans ce cas, des informations supplémentaires fournissant la preuve de la sécurité et de l'efficacité des différents sels, esters ou dérivés d'une substance active autorisée doivent être données par le demandeur de l'autorisation de mise sur le marché ».

Pour obtenir son AMM, le laboratoire qui souhaite lancer un générique doit fournir tous les éléments permettant de justifier de la qualité du médicament, c’est-à-dire qu’il doit disposer des informations sur l’origine et les spécifications des matières premières, des méthodes de fabrication et de contrôle. Par ailleurs, il doit s’assurer de la reproductibilité de cette qualité d’un lot à l’autre par la validation des méthodes de fabrication et de contrôle, et du maintien de cette qualité par des études de stabilité.

Concernant la bioéquivalence, les études sont réalisées sur un groupe de 12 à 36 volontaires sains. Elles consistent en la mesure et la comparaison de la concentration dans le plasma sanguin, du principe actif après absorption du générique et du princeps. Le calcul de la biodisponibilité permettra ensuite de calculer la vitesse et l’intensité de l’absorption dans l’organisme du générique et du médicament de référence. Pour démontrer la bioéquivalence, il faut que l’intervalle de confiance du ratio princeps/générique soit compris entre 85 et 125%. Cet intervalle est important car il faut tenir compte du caractère aléatoire des tests sur l’homme. En effet, tous les individus n’assimilent pas un médicament à la même vitesse, de même, ni de la même manière au cours de la journée.

Biosimilaires

Pour certaines spécialités comme les biomédicaments, la démonstration de la bioéquivalence est quasiment impossible à faire, en raison de la complexité physicochimique des produits et de la technicité de la bioproduction. En effet, ces médicaments sont produits à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant ou dérivée de ceux-ci. Ce n’est pas pour autant qu’il n’existe pas de génériques pour ces spécialités. Dans cette situation, on parle de biosimilaires.

La directive 2004/27/CE précise donc pour les biosimilaires que « lorsqu'un médicament biologique qui est similaire à un médicament biologique de référence ne remplit pas les conditions figurant dans la définition des médicaments génériques, en raison notamment de différences liées à la matière première ou de différences entre les procédés de fabrication du médicament biologique et du médicament biologique de référence, les résultats des essais précliniques ou cliniques appropriés relatifs à ces conditions doivent être fournis. »

Ainsi, pour les biosimialires, un plan de développement préclinique et clinique doit être mis en place pour mettre en évidence la comparabilité de la copie par rapport au princeps. En outre, les données de qualité seront soigneusement évaluées afin de s’assurer que le procédé de fabrication du biosimilaire donne bien un biomédicament le plus proche possible, d’un point de vue physicochimique, de l’original. Lorsque la spécialité de référence est associée à plusieurs indications thérapeutiques, l’efficacité et la sécurité du biosimilaire doivent être justifiées pour toutes les indications et les mécanismes d’action impliqués.
A ce jour et depuis 2006, l’Union européenne n’a autorisé que 14 biosimilaires.

Sources :
Afssaps, point d’information sur les médicaments biosimilaires – mai 2011
Afssaps, les grandes lignes de l’action de Agence en matière de médicaments génériques – juillet 2007

 
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