| ▼PUBLICITÉ
Skyscraper
▲ PUBLICITÉ
vendredi 3 septembre 2010

Spécial Grippe

Conseil au comptoir Conseil au comptoir
Venez découvrir notre dernier dossier de la semaine intitulé :
Spécial Grippe
Dans cette rubrique, retrouvez toutes les informations pratiques et les dernières actualités sur la grippe.

En France, depuis le 23 août, 6 cas de narcolepsie ont été signalés selon l'Afssaps. Ces cas sont survenus chez des personnes ayant été vaccinées contre la grippe A/H1N1. A l’heure actuelle, l’agence européenne du médicament (EMA) mène une étude pour savoir s’il existe un lien entre l’administration du vaccin contre la grippe et les cas de narcolepsie. La narcolepsie avec cataplexie est une maladie rare. Elle associe des périodes de somnolence diurnes à un relâchement du tonus musculaire suite à une forte émotion. Pour l’instant aucun lien n’a été établi entre ces deux faits. En Europe, la prévalence de la narcolepsie est de 20 à 30 cas pour 100 000 personnes, soit, en France une apparition de 500 nouveaux cas par an. Par ailleurs, 6 autres cas ont également été signalés en Suède. L’Afssaps souhaite être informée d’éventuels d’effets indésirables suite à une vaccination contre la grippe A/H1N1 pour faire rentrer ces observations dans des données de pharmacovigilance.
Source : Afssaps, 26 août 2010

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Margaret CHAN, a annoncé hier lors d’une conférence de presse, la fin de la pandémie de grippe A(H1N1). Suite à l’examen de la situation mondiale et de rapports de plusieurs pays, le Comité d’urgence a déclaré l’entrée du monde dans la période postpandémique. Cette nouvelle « ère » postpandémique n’indique pas pour autant l’éradication complète du virus H1N1. En effet, comme dans toute pandémie, la réactivité du virus peut être imprévisible et c’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé souhaite maintenir un niveau de vigilance. Elle a pour cela publié des recommandations concernant la surveillance, la vaccination et la prise en charge des cas cliniques pendant la période postpandémique.
Source : OMS, 10 août 2010


Le 4 août, le Sénat a rendu son rapport sur la gestion de la grippe A, avec un regard tout particulier sur le rôle des firmes pharmaceutiques. Ce document est accablant pour bien des acteurs de cette crise… Les auteurs du rapport ciblent en premier lieu la communauté scientifique qui, par ses prédictions, donne l’impression de souhaiter la propagation du virus. Pourtant « il apparaît qu’assez rapidement, des éléments rassurants ont été disponibles, mais ont été peu communiqués par les autorités publiques », souligne le rapport. Parmi les autres acteurs ayant « bénéficié » de la grippe A, on retrouve les laboratoires pharmaceutiques et le gouvernement. Le rapport estime que les autorités publiques n’auraient pas dû accepter, en signant les contrats, les clauses « aux considérations excessivement commerciales ». En effet, les accords conclus avec les firmes pharmaceutiques n’ont pas permis de réduire les commandes, la résiliation étant la seule issue possible, mais à quel prix ! Et les auteurs d’ajouter « Il est anormal que l’Etat ait été contraint de s’engager à acheter deux fois plus de vaccins que nécessaire ». Enfin, le rapport n’épargne pas l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’opacité de l’organisation, notamment dans la gestion des conflits d’intérêt entre les experts et l’industrie pharmaceutique, est montrée du doigt, ainsi que la modification de la définition du mot « pandémie » peu de temps avant la crise. Et la Commission d’enquête de conclure « l’expertise française n’a pas su mesurer l’ampleur d’un phénomène qui s’est avéré bien plus limité que ses évaluations ne le laissaient penser. » Pour éviter que cela ne se reproduise, les auteurs du rapport font 38 recommandations, dont l’une est d’intégrer davantage les professionnels de terrain.
Source : L’Express, 4 août 2010

La Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la grippe A en France vient de remettre son rapport. Ce dernier dédouane la ministre de la Santé accusée d’avoir commandé une quantité trop importante de vaccins. « Il n’y a rien à reprocher au gouvernement sur la commande des 92 millions de doses. Quand la décision a été prise, à la mi-mai 2009, cela était tout à fait justifié », explique Jean-Christophe LAGARDE, président de la Commission. En revanche, la Commission reproche au gouvernement de n’avoir pas su faire adhérer les professionnels de santé et les Français aux objectifs de la campagne de vaccination. Selon elle, la principale erreur a été de ne pas avoir associé la médecine de ville à cette campagne. Le rapport estime donc que malgré les ajustements qui ont été faits, la gestion  de la grippe A a été menée de façon « trop rigide ».
Source : Le Figaro, 13 juillet 2010

Un arrêté du 4 juin 2010, publié au Journal officiel du 20 juin, met fin à la distribution gratuite des kits destinés au traitement des patients atteints par le virus de la grippe A (H1N1) 2009, issus des stocks nationaux. Les autorités estiment en effet que « la situation épidémiologique de la grippe pandémique A (H1N1) 2009 ne nécessite plus la mise en place de mesures d'urgence pour y faire face ».
Source : Journal Officiel, 20 juin 2010