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4ème Forum des Pharmaciens - Nantes
mercredi 20 août 2008

On va en parler...
Conseil au comptoir Conseil au comptoir
Venez découvrir notre dernier dossier de la semaine intitulé :
On va en parler...

Vos patients vont vous en parler...

Cette rubrique a été établie en partenariat avec Destination Santé.

« Mange du poisson, cela rend intelligent ». Ce vieil adage, ressassé à la génération des baby boomers, vient de trouver une résonance scientifique.

Il apparaît en effet, que la consommation régulière de poisson serait associée au ralentissement du déclin cognitif. Elle réduirait aussi le risque d’accident vasculaire cérébral.

Encore ne faut-il pas manger n’importe quel poisson. Préférez le thon, le saumon et les maquereaux. Bref les poissons pélagiques, particulièrement riches en oméga-3. Et bien entendu, évitez de les faire frire. Dans ce cas en effet, ils perdent pratiquement tout intérêt nutritionnel.

Jyrki Virtanen de l’Université de Kuopio en Finlande a analysé le régime alimentaire de 3660 sujets de plus de 65 ans. Puis il a croisé ces données avec des imageries par résonance magnétique (IRM) réalisées sur le cerveau des participants. Il en est ressorti que la consommation de poisson, plus de trois fois par semaine, diminuerait de… 26% la fréquence des lésions cérébrales impliquées dans le développement d’une démence ou la survenue d’un AVC. L’auteur met notamment en évidence « le rôle majeur des oméga 3 ». Ces fameux acides gras poly-insaturés sont réputés protéger le coeur et les vaisseaux. Mais leurs vertus semblent multiples.

Source : Neurology, 4 août 2008

© Destination Santé

D’accord, la très médiatique boisson énergisante Red Bull n’a rien d’un breuvage santé. Au contraire même. Pour autant, rien ne sert de désinformer pour effrayer le consommateur.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin s’est en effet un peu emportée, en affirmant lors d’une » conférence de presse qu’une canette équivalait à 40 tasses de café ! Bigre… A cette dose-là, cette boisson serait interdite partout dans le monde. Et les urgences seraient saturées.

Un café expresso contient 77 milligrammes de caféine. Or notre fameux Red Bull en affiche… 80 mg au compteur. Soit l’équivalent d’une tasse. Les vacances étaient semble-t-il nécessaires à quelques membres du gouvernement.

Rappelons que pour les femmes, l’apport maximal recommandé de caféine est de 300 mg par jour. Les hommes eux, ont droit à 400 mg. Quant aux moins de 12 ans, ils ne doivent surtout pas dépasser la dose de 2,5 mg par kilo. Et pour finir, une canette de la célèbre boisson à base de cola contient 137 mg de caféine. A bon entendeur…

Source : AFSSA, 2008

© Destination Santé

« Ce qui ne tue pas renforce » ! Illustration avec la… grippe espagnole. Des chercheurs américains ont isolé des anticorps « toujours efficaces » contre ce virus grippal (H1N1) qui a frappé le monde en 1918 chez des personnes qui y avait été exposé. Et qui ont survécu à la maladie.

Le Dr Eric Altschuler et son équipe de la Mount Sinai School of Medicine à New York ont réalisé des prélèvements sanguins sur 32 survivants, âgés de 91 à 101 ans. Il s’agit de personnes dont au moins un membre de leur famille a été touché par le virus. « Ce qui signifie qu’elles ont été directement exposées à la maladie », expliquent les auteurs sur le site internet de la revue Nature.

Les scientifiques ont ainsi retrouvé des anticorps dans chacun des échantillons prélevés. Forts de ce constat, ils ont poursuivi leur travail dans les laboratoires de haute sécurité des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta. Et pour cause, ils sont ensuite injecté les anticorps à des souris exposées au virus mortel H1N1. Toutes ont survécu.

« Ces anticorps pourraient ainsi avoir un intérêt thérapeutique en cas d’émergence d’un virus proche de H1N1 » soulignent les auteurs. Lesquels ajoutent que ce « travail met en évidence l’importante mémoire de notre système immunitaire ».

Source : Nature, doi:10.1038/nature07231, 17 août 2008

© Destination Santé

Si votre visage est rond et que vous désirez l’allonger, demandez l’aide d’une esthéticienne pour épiler vos sourcils et leur donner une forme arquée vers le haut.

Privilégiez les coiffures avec du volume au-dessus de la tête et jouez avec le maquillage, tout spécialement en usant du fard à joues pour creuser les rondeurs (en étirant le blush verticalement) et du crayon à lèvres pour dessiner une petite bouche discrète et arrondie.

Source :

© Destination Santé

prix medicaments

Esclave et talentueux fabuliste phrygien de l’antiquité grecque, Esope assurait que « la langue peut être la meilleure et la pire des choses » selon l’usage qui en est fait. En va-t-il de même pour… la liberté des prix en pharmacie ? A en juger par certaines pratiques la question mérite d’être posée, et les consommateurs incités à la vigilance.

Ce n’est un secret pour personne, les prix des médicaments remboursés sont fixés par le Comité économique du Médicament sur des critères de gestion publique. Pas de surprise possible. Pour les médicaments non remboursés, depuis l’arrêté du 26 mars 2003 tout pharmacien doit tenir à disposition de ses clients « un catalogue mentionnant le prix des médicaments non remboursables soumis à prescription médicale obligatoire habituellement détenus dans l’officine »…

Quant aux produits dits « de conseil », le pharmacien fixe son prix en fonction de ses négociations avec les fabricants, les distributeurs… et de ses objectifs de rentabilité. D’une officine à l’autre, un même produit peut ainsi afficher des différences de 40% ou plus. Démonstration avec les pansements « Finger Bobs » des laboratoires Fumouze. Pour un même conditionnement de 6 nous les avons trouvés à 4,50 € et 5,70 € dans 2 officines de Loire-atlantique, mais à… 6,30 € dans une autre située dans les Côtes d’Armor !

Tout cela est parfaitement légal. C’est juste un peu choquant. Fidèle à son pharmacien qui le lui rend généralement bien, le patient lorsqu’il voyage ou part en vacances, ne doit pas oublier qu’il est aussi un consommateur de soins. Pour se prémunir des déconvenues, ne craignez donc pas de poser la question du prix avant de passer commande. Vous pouvez aussi refuser un produit proposé à un prix trop différent de celui pratiqué par votre pharmacien habituel. C’est très pédagogique…

Source : Le Journal officiel de la République, 3 avril 2003 ; reportage en officines

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Un adulte sur cinq parmi ceux qui ont a survécu à un cancer de l’enfance, fume outre-Manche. Une nouvelle étude britannique pointe du doigt cette réalité d’autant plus préoccupante que ces anciens jeunes patients sont particulièrement exposés à des maladies cardiovasculaires, plus tard dans la vie.

L’équipe dirigée par le Pr Clare Frobisher de l’Université de Birmingham, s’est rapprochée de 10 000 anciens malades dont les dossiers sont archivés dans le Registre national des Tumeurs pédiatriques. Tous ont répondu à la question de savoir s’ils étaient fumeurs.

Vingt pour cent ont répondu par l’affirmative, et 29,8% ont fait savoir qu’à un moment donné ils avaient été des fumeurs réguliers. Autre enseignement, le type de tumeur auquel a été confronté le patient durant son enfance pèse sur son choix futur. « Celui qui a survécu à un cancer du système nerveux central ou un rétinoblastome est moins enclin à fumer » constatent en effet les auteurs. En revanche, c’est l’inverse pour les patients qui ont souffert de leucémie, d’une tumeur de Wilms -il s’agit d’un cancer du rein- ou d’un lymphome hodgkinien.

« La bonne nouvelle » concluent-ils, « c’est que la proportion de fumeurs parmi ceux qui ont survécu à un cancer de l’enfance est nettement inférieure à celle que l’on retrouve dans le reste de la population ». En France, un enfant sur 500 est confronté à un cancer avant l’âge de 20 ans. Et dans 8 cas sur 10, les petits malades guérissent.

Source : Journal of the National Cancer Institute, 2008 ; 100 :1068-1081

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