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mercredi 10 mars 2010

On va en parler...
Conseil au comptoir Conseil au comptoir
Venez découvrir notre dernier dossier de la semaine intitulé :
On va en parler...

Vos patients vont vous en parler...

Cette rubrique a été établie en partenariat avec Destination Santé.

Carence en vitamine D : moins de muscle, plus de gras…

Une étude nord-américaine menée au Centre universitaire de Santé McGill (CUSM), montre qu’il existe une relation entre insuffisance en vitamine D d’une part, et accumulation de graisse dans les muscles d’autre part. La nature exacte de cette association n’est pourtant pas très claire…

Une équipe du département de Médecine du CUSM, associée à des collègues de l’Université de Californie à Los Angeles, a étudié chez 90 femmes de 16 à 22 ans, le taux sérique de vitamine D, comparé au rapport masse grasse/masse musculaire et aux infiltrats de graisse dans les muscles.

Toutes ces femmes vivaient en Californie, une région éminemment ensoleillée. Et pourtant chez 59% d’entre elles, une insuffisance en vitamine D (moins de 29ng/ml) a été détectée. Une sur quatre même était carencée avec un taux sérique inférieur à 20ng/ml. Les auteurs ont également noté une relation très significative entre insuffisance en vitamine D et augmentation des infiltrats graisseux dans le muscle. Chez les femmes dont le taux de vitamine D était normal en revanche, la quantité de graisse dans les muscles était inférieure.

Mais dans quel sens fonctionne cette association ? Nul ne le sait. « Des niveaux élevés de vitamine D pourraient contribuer à réduire le tissu adipeux. Ou bien celui-ci pourrait absorber et retenir la vitamine D, ce qui expliquerait l’état de carence observé chez les personnes en surpoids » explique le Dr Richard Kremer, co-auteur de l’étude au CUSM. Et la réponse adéquate aussi est en suspens : « Nous ne savons pas encore si des suppléments de vitamine D pourraient effectivement contribuer à réduire l’accumulation de gras dans les muscles, ou augmenter la force musculaire ».

Source : Journal of clinical Endocrinology and metabolism, 17 février 2010 – CUSM, mars 2010.

© Destination Santé

Contamination au VIH : un test en direct sur Internet

Forte d’un succès remarquable, la campagne LOVE LIFE STOP SIDA, qui participe à la réalisation des objectifs du programme national VIH et SIDA définis par l’Office fédéral de Santé publique, connaît de nouveaux développements.

Un test en effet, est désormais accessible en ligne pour déterminer « en direct » son risque de contamination au VIH. Une nouveauté bien utile, par exemple en cas de doute après un rapport non protégé…

Conjointement organisée par l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP) et l’Aide suisse contre le SIDA, cette campagne a déjà amplement contribué à ancrer l’usage du préservatif dans la population. Parfois pourtant, tout va très vite. Trop vite même, et sous l’emprise de l’alcool ou d’une pulsion « incontrôlable », il peut arriver que l’on oublie de se protéger. Sur www.check-your-lovelife.ch, il est possible de « mesurer » l’étendue des risques que l’on a pris. Et d’adopter ensuite, les bonnes décisions.

Ainsi est-il possible de déterminer s’il est nécessaire de se soumettre à un test de dépistage, et dans quel délai. Cinq minutes suffisent pour répondre au questionnaire proposé, qui est bien sûr, scientifiquement validé. « Avez-vous déjà passé un test VIH ? », « depuis votre dernier test, avez-vous eu un rapport non protégé (vaginal ou anal ) ? », « depuis votre dernier test, avez-vous eu une infection sexuellement transmissible ? »… autant de questions simples pour faire le point. Changements de partenaires, pratiques sexuelles, l’approche est directe, non stigmatisante et ne laisse rien au hasard. Quelques encadrés permettront aussi, une utile révision des connaissances sur les voies de transmission du virus.

A l’issue du test, les internautes se voient offrir un accès à la liste complète des centres de dépistage et de conseil de la Confédération. Un lien vers le site LOVE LIFE STOP SIDA permet également de découvrir leur nouvelle campagne de prévention.

Le test enfin, est disponible en quatre langues : allemand, français, italien et anglais, pour toucher un public international. Idée intéressante : un lien propose également d’envoyer à tel ou tel ami une « invitation à évaluer son risque ».

Source : Office fédéral de la Santé publique, 8 mars 2010

© Destination Santé

Les ultraviolets sont aussi dangereux pour les yeux que pour la peau. A la neige et à la mer, tout particulièrement… C’est spécialement vrai bien sûr, pour ceux qui y pratiquent régulièrement une activité de plein air : ski, randonnée, planche à voile… Alors dans votre panoplie du parfait sportif, n’oubliez pas vos lunettes solaires.

Elles doivent assurer un double rôle protecteur : contre l’excès de luminosité mais surtout contre les ultraviolets, responsables de la cataracte et qui doivent être filtrés le plus possible. Privilégiez des montures larges et enveloppantes. Elles protègent contre la lumière latérale et en particulier, contre la réverbération. Les verres doivent être filtrants pour absorber la quasi-totalité des ultraviolets. Sans cela, le cristallin perdra sa clarté et sa transparence. Son altération entraînera le développement progressif d’une cataracte, la première cause de cécité dans le monde. Et bien entendu, choisissez des produits portant la norme CE.

Vous demanderez aussi à votre opticien, la catégorie de protection la plus appropriée. Les normes européennes classent en effet les verres solaires en 5 catégories, de 0 à 4. A chacune correspond un niveau de filtrage, le 0 correspondant logiquement, au minimum. Même cette protection minimale s’avère utile quand le ciel est voilé. Quand la lumière solaire est atténuée, la catégorie 1 peut être suffisante. Les verres classés en catégorie 2 seront utilisés en cas de rayonnement solaire de moyenne importance, malgré l’absence de nuages.

Pour la montagne et le bord de mer, optez pour la catégorie 3. Enfin la catégorie 4 vous protégera d’une luminosité exceptionnelle, comme sur les glaciers ou en mer, à bord d’un bateau par exemple. Sachez cependant que ces verres sont interdits pour la conduite d’une automobile ou d’un engin à moteur terrestre. Mais pas pour barrer une embarcation ou piloter un avion, un planeur ou autre ULM.

Quelle teinte choisir ? « Outre l’aspect mode et confort, chaque teinte présente une qualité particulière », précise l’Association nationale pour l’Amélioration de la Vue. « Préférez une teinte comme le gris voire certains marrons ou gris/vert qui respectent la perception des couleurs, notamment pour la conduite automobile. Attention au bleu et au rose qui modifient la perception du rouge et du bleu ».

Enfin protégez impérativement les yeux de vos bambins. Avant 10-12 ans le cristallin est encore très transparent et il laisse passer une trop forte dose d’UV. Et gare aux lunettes gadgets ! Là encore, demandez conseil auprès d’un opticien.

Source : ASNAV – fiche d’informations « Il faut filtrer les UV »

© Destination Santé

L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) met en garde les patients traités à la fois par du Previscan® et du Linoprisil®. Il existe en effet une ressemblance frappante entre les comprimés de ces deux spécialités, qui pourrait entraîner des confusions aux conséquences sérieuses.

Le Previscan® est un anticoagulant, commercialisé depuis novembre 2009. Le Linoprisil® pour sa part, est indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle. Pourtant ces deux médicaments, présentés sous la forme d’un trèfle quadrisécable (c’est-à-dire pouvant être coupé en quatre, n.d.l.r.), sont extrêmement semblables. Un signalement rapporte ainsi l’erreur d’une patiente de 76 ans, qui a pris un demi Linoprisil 20mg au lieu d’un demi Previscan 20 mg.

L’AFSSaPS recommande de bien conserver les comprimés dans leur emballage d’origine, afin de les identifier avec certitude. Mieux vaut éviter l’usage de piluliers si ces deux médicaments vous ont été prescrits conjointement.

L’AFSSaPS a engagé une réflexion avec le Laboratoire Procter & Gamble, qui commercialise les deux produits incriminés. L’objectif est, dans les plus brefs délais, d’améliorer l’identification du Previscan®.

Source : AFSSaPS, 8 mars 2010.

© Destination Santé

Qu'est ce que la narcolepsie ?

La narcolepsie se caractérise par une somnolence anormale dans la journée. Ce que l’on appelle une somnolence diurne. Elle est fréquemment associée à une cataplexie, autrement dit, une perte soudaine de tonus musculaire. Environ 30 000 personnes seraient concernées en France.

Le diagnostic repose principalement sur la réalisation d’un tracé polysomnographique. Effectué en centre spécialisé, cet examen vise à analyser les différents paramètres du sommeil. Le médecins réalise également une électrocardiographie (ECG), mesure la saturation en oxygène du sang, et analyse les mouvements respiratoires.

La latence du sommeil (c’est-à-dure la durée qui prélude à l’endormissement) est également étudiée. Par exemple, la piste de la narcolepsie sera envisagée pour un patient qui s’endort très vite, en moins de 5 minutes. Au cours de la journée, les accès –certains spécialistes parlent de véritables « attaques »- de sommeil ont tendance à survenir lors d’activités monotones : en lisant, en regardant la télévision et… au cours de la conduite automobile.

La cause de cette maladie est encore inconnue. La piste génétique est toutefois suivie de près. L’on sait notamment que les enfants de narcoleptiques sont 40 fois plus exposés que les autres. Quant au traitement, il repose principalement sur des stimulants de la vigilance comme le modafinil®.

Source :

© Destination Santé

Aujourd’hui débute la Semaine nationale de lutte contre le cancer. L’occasion de rappeler qu’il existe deux vaccins préventifs pour combattre ces maladies. Quant aux vaccins thérapeutiques, ils sont une prometteuse voie de recherche vers de nouveaux traitements.

Pour prévenir… Deux cancers sont aujourd’hui accessibles à la prévention vaccinale :
- le cancer du col de l’utérus, causé par une infection due à des virus appartenant à la nombreuse famille des papillomavirus humains (ou HPV). Le vaccin Cervarix®, des laboratoires GSK, protège contre les souches HPV-16 et HPV-18, responsables de 70% des lésions précancéreuses. Et le vaccin Gardasil® de Sanofi-Pasteur MSD, préserve des souches HPV-6, 11, 16, 18. En plus des virus responsables du cancer du col, son effet s’étend donc à deux sérotypes responsables d’affections bénignes mais très contagieuses, les verrues génitales et condylomes acuminées. Ces vaccins sont recommandés pour les jeunes filles avant le début de leur vie sexuelle. Rappelons que près de 1 000 femmes en France meurent chaque année d’un cancer du col de l’utérus ;

- Dans 60% à 80% des cas, le cancer primitif du foie est dû à une infection par le virus de l’hépatite B (de la famille des hépadnavirus). Or des vaccins existent : certains ne protègent que contre l’hépatite B, d’autres contre sont également efficaces contre d’autres pathologies (diphtérie, tétanos, polio, coqueluche…). Cette vaccination est recommandée pour les nouveaux-nés et nourrissons, les enfants et adolescents qui n’ont pas été vaccinés plus tôt, et chez les adultes appartenant à certains groupes à risque : voyageurs, professionnels de santé, usagers de drogues, séropositifs au VIH… Même si elle était dénuée de toute base scientifique et si aucun lien de cause à effet n’a pu être établi, la controverse alimentée sur un rapport entre l’utilisation de ce vaccin et l’apparition de cas de sclérose en plaques a donné un coup d’arrêt à la vaccination en France. Il semble, heureusement, que celle-ci reprenne peu à peu.

…et pour soigner Plusieurs candidats-vaccins sont en cours d’élaboration et/ou d’essais, avec l’objectif affiché de traiter différents cancers. Les spécialistes parlent alors de vaccins thérapeutiques ou d’immunothérapie. Cette voie de recherche très stimulante n’a toutefois pas encore abouti. Depuis plusieurs années, différentes études sont menées pour le traitement de certains cancers du poumon. Plus récemment, un candidat-vaccin ciblant le mésothéliome de la plèvre, un cancer qui touche surtout les victimes de l’amiante, aurait donné des résultats encourageants.

Source : American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine

© Destination Santé
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