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jeudi 17 mai 2012

Actualités
Actualités
Un panorama de l’actualité pharmaceutique sous forme de brèves.

L’Association de pharmacie rurale a tenu ce week-end son assemblée générale, l’occasion de Benoît THIEBAUT, président, de faire le point sur les grands dossiers qui concernent l’officine et les actions menées au cours des derniers mois. L’une d’entre elle est de taille puisque Benoît THIEBAUT a fait prendre conscience au ministre de la Santé, Xavier BERTRAND, de l’impact de la désertification médicale sur l’économie de l’officine (voir les études de 2009 et 2011 de l’APR réalisées en partenariat avec CELTIPHARM). Nous nous souvenons encore de la courageuse prise de position du président de l’APR, qui lors du Congrès de pharmaciens de Bordeaux a démontré à Xavier BERTRAND que la création des maisons de santé pluridisciplinaires avait des conséquences non négligeables sur certaines officines et que cela pouvait déstabiliser le réseau. Il a eu l’occasion d’approfondir le sujet lors de réunions au ministère de la Santé.
Autre sujet à l’ordre du jour, les résultats d’une étude sur l’officine et son environnement, avec des focus sur certains secteurs d’activité (médicaments vétérinaires, maisons de retraite, génériques…). Réalisée par l’APR sous l’égide d’Hervé BRETEAU, membre du bureau de l’Association, cette étude montre que la majorité des pharmacies rurales sont prêtes pour aborder les nouvelles orientations voulues par la profession. Ainsi 62% des pharmaciens interrogées ont un scanner au comptoir et 66% transmettent ou vont transmettre des CD-ROM à la CPAM. En outre, 78% disposent d’un espace de confidentialité. Pour en savoir plus, accédez à l'interview d'Hervé BRETEAU >>>
Ce qui nous amène à la nouvelle convention… Sur la question de l’objectif génériques, les pharmaciens interrogés sont favorables à 43,4% au P4P contre 50,9% défavorables. Ils ont en moyenne un taux de substitution de 79,1%, et 43% des officinaux estiment qu’ils peuvent progresser.
Toujours concernant la convention, CELTIPHARM a présenté à l’occasion de l’assemblée générale, une étude sur l’impact de la revalorisation des astreintes. Il en ressort que ce sont les pharmacies rurales qui bénéficient le plus de cette revalorisation, avec une évolution de 77% pour les communes de moins de 5 000 habitants et de 65% pour les communes comprenant entre 5 000 et 30 000 habitants.
Source : CELTIPHARM, 16 mai 2012

De pharmacienne à Paris, Sophie BEYSSERIE est devenue agricultrice en Corrèze. Passionnée par les animaux et par l’équitation, elle se voit contrainte de placer son cheval en pension chez une amie en Corrèze, suite à des ennuis de santé chez sa mère. Alors qu’elle passe quelques jours là-bas, elle rencontre un agriculteur qui deviendra quelques temps plus tard son mari. Etrange parcours de cette femme qui a suivi les pas de sa mère en choisissant la profession officinale... et qui devient conjointe collaboratrice dans l’exploitation de son mari.
Source : Le paysan tarnais, 16 mai 2012

Après l’Académie de médecine, c’est au tour de l’Académie de pharmacie de faire un rapport sur les médicaments génériques. A l’inverse des médecins, les membres de l’Académie de pharmacie défendent ces médicaments qui « permettent de dégager des économies pour financer le système de soin et son accès au plus grand nombre ». Ils rappellent que « le médecin prescripteur ne doit pas s’opposer à la substitution du médicament princeps », sauf dans de rares cas médicalement justifiés. Ils mettent l’accent sur l’importance, pour le médecin prescripteur et le pharmacien dispensateur, d’ouvrir le dialogue avec le patient et d’expliquer l’intérêt de la prescription et de la dispensation du médicament générique. Suivent quelques recommandations telles que, pour le patient, de se fournir autant que possible chez le pharmacien qui le suit et connaît ses habitudes, et de signaler à son médecin ou à son pharmacien tout effet indésirable pouvant être relié à la prise d’un médicament quel qu’il soit. Par ailleurs, l’Académie demande aux pouvoirs publics de développer des actions d’information auprès des patients et du grand public.
Enfin, l’Académie de pharmacie met en avant le rôle essentiel du Dossier pharmaceutique, outil qui offre de « la possibilité de suivre en temps réel l’ensemble des médicaments qui ont pu être délivrés à un patient donné lors de ses passages successifs dans des pharmacies différentes ». Elle considère qu’il s’agit d’un outil de première importance pour assurer un lien entre les prescriptions hospitalières et le médecin généraliste prescripteur, permettant de détecter redondances et/ou incohérences.
Un document salué par le Gemme (Générique, même médicament), association qui regroupe 12 laboratoires de génériques.
Source : Académie de pharmacie, 8 mai 2012 ; Gemme, 15 mai 2012

Les étudiants du master Marketing de la Santé de l’Université Pierre et Marie CURIE ont réalisé une étude sur les prix des médicaments et les consommateurs entre janvier et mars 2012. Connaissance des prix, aptitude à considérer les différences de prix et comportement ont été parmi les critères analysés par cette étude, menée pour la partie qualitative sur 150 personnes interrogées et pour la partie quantitative sur 552 personnes. Il en ressort que pour les Français, la santé n’a pas de prix, même si elle prend une part importante de leur budget. Ainsi, 90% des personnes interrogées considèrent que les produits de santé sont assez chers, en particulier la parapharmacie. Cependant, peu ont déjà renoncé à l’achat d’un médicament remboursé (25%) contrairement aux produits de parapharmacie (71%) ou à l’OTC (38%). Il y a également une mauvaise connaissance des prix des médicaments, notamment ceux sur ordonnance et remboursés (86% ne demandent jamais le prix du médicament remboursé) ainsi que celui de notre système de santé (remboursement, vignette, etc.). Sur les prix, les femmes se montrent plus attentives que les hommes. Sur les produits OTC, il ressort que le prix intervient uniquement en 3ème position parmi les critères décisionnels à l’achat. Bonne nouvelle pour les professionnels de santé puisque la prescription du médecin et les conseils des pharmaciens arrivent en premier lieu (60% pour le conseil du pharmacien en OTC). A noter également que la comparaison des prix entre peu dans les habitudes du consommateur puisque seuls 32% déclarent comparer les produits OTC au sein d’une même pharmacie, et 18% entre plusieurs pharmacies. Par ailleurs, pour l’achat des produits en parapharmacie, malgré le fait qu’ils considèrent les prix plus chers en officine, les consommateurs les privilégient à 63% pour bénéficier du conseil des pharmaciens. Concernant la partie quantitative de l’étude, elle met en avant le rôle prépondérant du pharmacien. Le choix de l’officine se faisant selon la proximité, l’habitude et le conseil. Par ailleurs, concernant l’efficacité et le prix, 63% des interrogés estiment que le prix est lié à la marque et non à l’efficacité. Conscients des variations de prix, ils jugent « les prix les plus chers comme étant les moins justifiés », mais les différences n’ont pas un grand impact sur l’intention d’achat. Enfin, l’étude dresse quatre profils de consommateurs types. Tout d’abord « les sceptiques » qui représenteraient 13%. Ce sont majoritairement des hommes qui achètent peu, ne portent pas attention au prix, ne les comparent pas, mais considèrent payer la marque. Puis il y a « les convaincus » représentant 12%. Ces consommateurs considèrent que le prix, c’est la qualité et se rendent fréquemment en pharmacie. Puis viennent « les méfiants », qui généralement vivent en milieu rural, sont attentifs aux prix, n’ont pas de mutuelles et arrêtent leur traitement dès qu’il n’est plus remboursé. Enfin, le dernier profil est celui des « vigilantes », profil féminin, sensible aux variations des prix mais cela est sans influence sur l’achat, le prix justifiant de la qualité. Ces femmes vivent généralement dans les grandes villes.
Source : Université Pierre et Marie Curie, 15 mai 2012

C’est décidé, désormais 3 plantes* et 26 substances actives** ne pourront plus être utilisées dans les préparations magistrales à visée amaigrissante. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé estime que ces préparations n’ont pas prouvé leur efficacité mais qu’en revanche elles peuvent exposer le patient à des risques pour sa santé. Toutefois, l’Agence autorise leur utilisation pour les patients pour lesquels les spécialités pharmaceutiques disponibles ne sont pas adaptées (par exemple, chez les enfants de moins de 12 ans, ou en cas de troubles sévères de la déglutition), ce afin d’adapter la posologie et/ou la galénique.
* Garcinia cambodgia et le fruit vert de Citrus aurantium L. ssp aurantium (Citrus aurantium L. ssp amara) et les préparations à base de la plante Hoodia gordonii.
** clenbutérol (anabolisant à usage vétérinaire), clonazépam (benzodiazépine), exénatide (antidiabétique), liraglutide (antidiabétique), méprobamate (anxiolytique), synéphrine (issu du fruit vert de Citrus aurantium) et orlistat.
Source : Ansm, 10 mai 2012