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jeudi 20 juin 2013

Actualités
Un panorama de l’actualité pharmaceutique sous forme de brèves.

La mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale du Sénat (Mecss), présidée par le socialiste Yves Daudigny, organise demain deux tables rondes ouvertes à la presse sur les médicaments génériques.
La première table ronde (« Princeps / générique : quelle équivalence ? ») aura lieu à 14h30 en présence notamment de Dominique Maraninchi, directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
La seconde (« Evaluation de la politique française du médicament générique ») est programmée à 16h00 sous la présidence de Dominique Giorgi, président du Comité économique des produits de santé (Ceps). Entre autres participants : Pascal Brière, président du Gemme et Claude Bouge, directeur général adjoint du Leem.
Le compte rendu de ces auditions sera disponible sur le site du Sénat. >>>
Source : Sénat, le 18 juin 2013

« Les données présentées tout au long de ce rapport montrent que la situation française est loin d’être satisfaisante même si d’incontestables résultats ont été obtenus ». Tel est le principal enseignement du rapport de l’Agence nationale du médicament (ANSM) sur l’évolution de la consommation d’antibiotiques rendu public hier.  >>>
De fait, la France reste un des plus gros consommateurs européens d’antibiotiques avec une moyenne de consommation supérieure de 30% à celle des autres pays. Entre 2002 et 2012, la consommation des Français a diminué de 9%. Elle est toutefois repartie à la hausse (+ 3%) sur les cinq dernières années. 

Antibiorésistance au menu 
La publication de ce rapport intervient dans un contexte où le développement de souches bactériennes résistantes amène à de nombreuses impasses thérapeutiques. Ne comptez pas trop sur l’introduction de nouvelles molécules : l’innovation est en effet très peu active dans ce domaine, relève l’ANSM.
Pour ses experts, il est donc indispensable « que les prescripteurs établissent toujours une distinction entre les antibiotiques de première ligne et les antibiotiques de recours qui, encore plus que les autres antibiotiques, doivent être considérés comme une ressource rare dont l’utilisation doit être limitée à des cas pleinement justifiés ». 

Des pistes d’amélioration 
Fait intéressant, enfin, ressortant de cette étude : deux départements de France métropolitaine affichent un niveau de consommation proche de la moyenne européenne, et inférieur d’un tiers à celui des départements dont la consommation est la plus forte. Ce constat « montre que des progrès sont possibles et que de nouvelles pistes d’amélioration doivent être examinées », conclut l’ANSM. 
Source : ansm, le 17 juin 2013

L’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) et l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) ont publié aujourd’hui les résultats « très satisfaisants » du Défi Sang Limite. Lancée en septembre 2012, cette « compétition nationale » a visé, comme son nom l’indique, à promouvoir le don de sang, de plaquettes ou encore de moelle osseuse.
Elle s’est clôturée hier et a permis de générer 8226 dons et 1405 inscriptions sur le registre des volontaires au don de moelle osseuse. Création d’affiches, mobilisation sur les réseaux sociaux, distribution de flyers... « Les associations ont fait preuve d’une véritable motivation pour promouvoir cette compétition », relèvent l’ANEPF et l’ANEMF.
Ce sont les facultés de pharmacie et de médecine de Rouen qui ont cette année remporté la compétition. Celle-ci sera reconduite dès la prochaine rentrée. 
Source : ANEPF, 17 juin 2013

La deuxième Semaine nationale de prévention du diabète >>> a été l’occasion pour plus de 7000 personnes de prendre conscience qu’elles présentaient un risque élevé de développer un diabète et d’être orientées vers un professionnel de santé.
En tout, 100 000 tests de risque ont été réalisés lors de cette campagne organisée du 3 au 9 juin dernier à l’initiative de l’Association française des diabétiques (AFD) et de ses 105 antennes locales et régionales.
Ce « succès » incite « l’association à marteler son message de prévention et à mobiliser les pouvoirs publics pour faire du diabète une Grande Cause Nationale », peut-on lire dans un communiqué publié hier par l’AFD. L’association salue au passage le soutien des pharmaciens qui ont contribué à la réussite de cette action en diffusant le test de risque ou en réalisant des glycémies capillaires en officine.
Source : AFD, 17 juin 2013

A l’occasion de la présentation des traditionnelles données sur la démographie pharmaceutique, Alain DELGUTTE, président de la section A de l’Ordre des pharmaciens, a dévoilé les résultats d’une étude sur les 500 dernières fermetures d’officines. Premier constat, les fermetures d’officines se sont accélérées depuis 2003. Ainsi, entre 2003 et 2007, une quinzaine de pharmacies fermaient chaque année. Entre 2008 et 2010, la fréquence s’est accélérée avec la disparition de 50 pharmacies par an. Depuis 2010, tous les ans, une centaine d’officines mettent la clé sous la porte.
Au-delà de cette observation, l’Ordre note que toutes les régions sont concernées par les fermetures de manière différente. La Haute-Normandie et l’Ile de France sont les plus touchées avec, respectivement, la fermeture de 5,5% et de 4% des pharmacies. En revanche, la région PACA et l’Alsace tirent leur épingle du jeu avec 0,2% des pharmacies fermées. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ces différences : l’implantation différente des pharmacies, la surdensité en officines, l’évolution démographique ou encore le zonage démographique différent.
L’Ordre observe également que l’ensemble des fermetures ont eu lieu dans une zone surnuméraire au regard des quotas démographiques, soit parce que la commune comprend moins de 2 500 habitants, soit parce qu’elle a perdu des habitants, soit parceque les pharmacies sont en surnombre par rapport aux quotas. Au total, 29% des pharmacies ont disparu dans des communes de moins de 2 500 habitants et 51% dans des villes de plus de 10 000 habitants. 35 communes ont définitivement perdues leur seule officine.
Ces fermetures se sont faites selon 4 modalités :
- 45% par cession de clientèle,
- 36% par restitution volontaire de licence,
- 10% par regroupement,
- 9% par liquidation.
L’Ordre n’a pu mettre en évidence de lien entre les fermetures et la taille de l’officine, le mode d’exploitation ou encore le nombre de pharmaciens présents. En revanche, les pharmaciens concernés évoquent le départ d’un prescripteur, vers une maison de santé par exemple, le contexte économique général et de l’officine en particulier, les restructurations urbaines ou encore des problèmes de gestion propres à la pharmacie.
Face à cette tendance inquiétante, l’Ordre des pharmaciens interpelle les pouvoirs publics pour « inclure véritablement le pharmacien dans l’analyse de l’offre de soins au niveau territorial ».
Source : Ordre des pharmaciens, 13 juin 2013