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samedi 4 février 2012

Actualités
Conseil au comptoir Conseil au comptoir
Venez découvrir notre dernier dossier de la semaine intitulé :
Actualités
Un panorama de l’actualité pharmaceutique sous forme de brèves.

Le Mediator n’a pas fini de faire couler de l’encre. Dans le cadre de cette affaire, le siège de l’Afssaps a été perquisitionné le 2 février, ainsi que les domiciles de plusieurs cadres de l’agence. Cette opération a été menée par des gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP). Les parties civiles estiment que des rapports sur le Mediator ont été édulcorés et que des alertes ont été ignorées par les autorités sanitaires.
Source : RTL, 2 février 2012

Afin de connaître l’intérêt porté par les pharmaciens à la constitution de sociétés de regroupement d’achats (SRA) et de groupement d’intérêts économique (GIE) de pharmaciens d’officine, l’UNPF a lancé une enquête auprès de ses adhérents. Les questions tournent autour du nombre de pharmacies ayant adhéré à une SRA ou à un GIE, sur les difficultés rencontrées et sur les activités développées.
Source : UNPF, 3 février 2012

L’Afipa a présenté son 10ème baromètre de l’automédication 2011 réalisé par CELTIPHARM auprès de son panel Xpr-SO® de 3 004 pharmacies représentatives du parc officinal français. Constituant le seul marché en croissance du médicament en 2011 avec une augmentation de +1,9%, l’automédication se porte bien et confirme ainsi la tendance qui s’est dessinée ces trois dernières années. Ce chiffre contraste avec un marché de l’activité officinale morose qui, pour la première fois, a connu une évolution en baisse avec -0,7% de croissance et une progression également négative du marché du médicament (-1,1%). Plusieurs facteurs expliquent ce dynamisme en 2011. Tout d’abord le délistage des molécules, une innovation constante et soutenue notamment au travers des nouvelles galéniques qui apparaissent sur ce marché, un fort investissement promotionnel mis en place au travers d’une augmentation significative des campagnes publicitaires et, bien évidemment, le développement du libre accès. Ainsi, l’automédication est devenue le second marché pour les pharmacies et le premier marché des produits non remboursés. A noter également que le marché de l’automédication est surtout un « marché de marque » avec en tête des produits ayant le plus contribué à la croissance : Oscillococcinum®, Doliprane®, et Magnevie®. A la tête du top 10 des laboratoires en 2011, on retrouve Sanofi, Johnson & Johnson Santé beauté, et Boiron Dolisos et, à noter, une entrée remarquée du laboratoire Boehringer Ingelheim France dans ce top 10, à la 10ème position. Du côté des segments en développement en 2011, 4 marchés se sont démarqués : celui des voies respiratoires, premier marché de l’automédication, avec une croissance de +1,5% par rapport à 2010, puis vient celui de l’antalgie avec +6,4%, les vitamines et les suppléments minéraux (+15,9%), boostés par le déremboursement du magnésium, et les substituts nicotiniques avec +9,6% grâce notamment à l’augmentation du prix du tabac et aux innovations présentées dans le domaine. Ce baromètre 2011 met également en avant une baisse des prix sur 4 ans des médicaments d’automédication (-10% pour le libre accès et -3,6% sur l’OTC) et une forte progression du libre accès avec, en janvier 2012, près de 71% des pharmacies françaises qui le pratiquent, témoignant par là même de l’évolution du secteur. Cela a par ailleurs un effet positif sur leurs ventes avec un chiffre fort : une pharmacie qui a mis en place un espace libre accès y développe son chiffre d’affaires en moyenne de +5% et son chiffre d’affaires sur l’automédication de +3%. Ce baromètre souligne également le rôle majeur des pharmaciens dans cette évolution. Pascal BROSSARD, président de l’Afipa, considère que ce dynamisme de l’automédication s’explique par « l’impact du conseil des pharmaciens auprès des patients-consommateurs, » et ajoute que « l’automédication doit être gérée par les pharmaciens car cela nécessite le conseil du pharmacien ». 2012 sera-t-elle l’année de l’automédication en France ? Des éléments de réponse à cette question seront apportés au congrès de l’Association européenne des spécialités pharmaceutiques grands public (AESGP) dont est membre l’Afipa, et qui se déroulera du 6 au 8 juin. Il permettra de confronter nos pratiques et nos expériences avec nos pays voisins de l’Union européenne. Source : CELTIPHARM, 2 février 2012

Dans un rapport remis, ce mercredi 1er février, au ministère de la Santé, l’Afssaps et la Direction générale de la santé (DGS) reviennent sur les événements ayant conduit au scandale des prothèses mammaires PIP. Les deux instances estiment que « les femmes implantées, les professionnels de santé impliqués et les autorités sanitaires ont subi une tromperie de grande ampleur organisée par les dirigeants de la société Poly Implant Prothèse ». Elles mettent également en cause la législation communautaire en matière de dispositif médical qui « n’a pas suffi pour empêcher le développement de cette tromperie ». Face à ce constat, les auteurs recommandent de renforcer le dispositif de surveillance et de contrôle du marché des dispositifs médicaux sur le plan national, avec notamment un renforcement de l’inspection de l’Afssaps et une plus grande surveillance du marché (signalement des effets indésirables et matériovigilance). Par ailleurs, l’Afssaps et la DGS souhaitent une révision de la directive 93/42/CEE relative aux dispositifs médicaux, avec un renforcement des exigences essentielles relatives à la sécurité et à la santé des patients et une amélioration du fonctionnement des organismes responsables de l’évaluation de la conformité des DM. Autres mesures préconisées, permettre une meilleure circulation des signaux de matériovigilance au niveau européen, prévoir la mise en place d’un résumé des caractéristiques du produit, renforcer la traçabilité et créer une structure de coordination permanente des autorisés compétentes. 
Source : Afssaps, 1er février 2012

L’Assurance maladie dresse le bilan des dépenses de remboursement sur 2011. Elle note que l’année passée, les remboursements de soins de ville ont progressé de 2,3%, une augmentation notamment due aux soins de médecins généralistes (5,3%) et infirmiers (5,9%), et au remboursement des dispositifs médicaux (4,2%). En revanche, les dépenses liées au remboursement des médicaments ne progressent que modérément (0,4% dont 0,2% pour les médicaments délivrés en ville), conséquence des baisses de prix, de l’effet génériques et des programmes de maîtrise médicalisée. Au total, pour 2011, les dépenses de soins du régime général ont progressé de 2,6%.
Source : Assurance maladie, 31 janvier 2012