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mercredi 10 mars 2010

Actualités
Conseil au comptoir Conseil au comptoir
Venez découvrir notre dernier dossier de la semaine intitulé :
Actualités
Un panorama de l’actualité pharmaceutique sous forme de brèves.

Instaurée en 1990 et revue en 1999, la marge dégressive lissée (MDL) semble aujourd’hui inadaptée à l’exercice officinal, en raison d’un taux d’inflation faible et d’un ONDAM inférieur à 3%. L’UNPF estime qu’en 2009, la MDL était responsable d’un préjudice de 300 millions d’€ pour l’officine. Elle demande donc une « correction d’urgence de la trop forte dégressivité de la marge et la restitution en conséquence de 300 millions d’€ au réseau officinal ». L’UNPF propose donc que les 3 présidents des syndicats représentatifs de l’officine se réunissent dans les plus brefs délais pour élaborer une proposition commune qui pourra être remise aux pouvoirs publics.
Source : UNPF, 8 mars 2010

Les comprimés de Previscan® 20 mg et de Lisinopril® EG 20 mg présentant une très grande ressemblance, l’Afssaps attire l’attention des professionnels de santé et des patients sur le risque de confusion entre ces deux médicaments. L’Agence conseille également aux patients de conserver les comprimés dans leur plaquette d’origine de telle sorte à pouvoir les reconnaître facilement au moment de la prise.
Source : Afssaps, 8 mars 2010

Pour faire face à aux puissantes Agences régionales de santé, les professionnels de santé libéraux, regroupés au sein du Centre national des professions libérales de santé (CNPS), ont décidé de créer un contre-pouvoir sous la forme de Centres régionaux des professionnels de santé. En effet, la loi HPST a affaibli les Unions régionales des professions de santé, il fallait donc une nouvelle structure forte pour les remplacer. C’est l’objectif des CRPS dont le fonctionnement est calqué sur celui du CNPS. Ainsi, les CRPS auront pour missions de :
- de mettre en œuvre les orientations, et la politique nationale du CNPS et d’assurer, en accord avec ce dernier, sa représentation au sein de tous les organismes régionaux publics ou privés,
- de promouvoir, de coordonner les études en vue de résoudre les problèmes communs aux différentes professions et de contribuer à la définition d’une meilleure politique sanitaire et sociale,
- de défendre les intérêts communs aux différentes professions de santé, et à cet effet d’assurer leur représentativité auprès de toutes instances régionales,
- de décider tant en demande qu’en défense toute action de justice pour laquelle il mandatera le Président ou son représentant,
- d’informer l’opinion publique de la nécessité d’une politique de santé et des coûts et moyens exigés de la mise en œuvre d’une telle politique.
Source : CNPS, mars 2010

Le laboratoire Merck vient de lancer des poursuites contre Teva Pharmaceutical Industries pour l’empêcher de commercialiser sa version générique du Vytorin® aux USA. En effet, selon le détenteur des droits du princeps, le médicament est protégé par deux brevets expirant en 2014 et 2017. Pour rappel, le chiffre d’affaires réalisé par Vytorin® était de 2,1 milliards de dollars en 2009.
Source : Israel Valley, 8 mars 2010

Suite à la polémique lancée par la FSPF à propos de la fixation d’un prix de cession pour les nutriments pour supplémentation orale destinés aux adultes, Gilles BONNEFOND, Président délégué de l’USPO, syndicat qui a signé la convention avec le CEPS, a souhaité s’exprimer :
« Le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) a décidé d’accepter l’élargissement des indications, pour les nutriments destinés aux adultes. C’est une avancée car, jusqu’à maintenant, les indications thérapeutiques permettant la prise en charge des nutriments étaient très limitées. Cela évite aux pharmaciens de se retrouver, parfois, en difficulté face à des caisses d’Assurance maladie, pour des questions de prise en charge. Ce même comité a souhaité, avec les fabricants, que des dépassements soient évités, dans la prise en charge de ces dispositifs médicaux. Ce n’est pas mauvais pour les pharmaciens car la concurrence avec les autres circuits de distribution les mettait parfois dans des situations délicates. Les dépassements étaient générés par les différents intermédiaires présents avant l’officine.
Nous avons donc signé la convention, tout en émettant une réserve. Cette dernière est l’assurance pour nous d’introduire le prix de cession, si les marges pratiquées par les fabricants et les grossistes ne nous permettaient pas de pratiquer un bénéfice correct. La présence de ce prix de cession ne vaut que si le marché l’impose. Conformément à ce qui a été mis en place avec le CEPS, nous avons accepté des prix limites de vente. La condition était qu’en cas d’incident, le comité puisse revenir en arrière pour introduire le prix de cession.
Ayant détecté des incidents, nous avons saisi il y a 15 jours le CEPS. Ce dernier nous a demandé d’organiser une réunion fabricants / pharmaciens. Cette rencontre a eu lieu cet après-midi et a été boycottée par le syndicat à l’origine de la polémique qui m’amène à m’exprimer aujourd’hui. Les grossistes répartiteurs étaient également absents de cette réunion. Nous avons, avec l’UNPF, présenté l’ensemble des incidents, démontrant ainsi qu’un prix de cession était nécessaire. Nous attendons maintenant la position des fabricants et des grossistes car nous souhaitons avancer rapidement sur ce dossier. Voilà donc notre position. On ne peut fixer de prix de cession, a priori. A cet effet, je rappelle que sur des produits contre le diabète, il existe déjà des prix limites de vente, sans dépassement et sans prix de cession. Jusqu’à maintenant tout s’est bien passé. La dernière baisse nous amènera peut-être à demander un prix de cession. »
Source : USPO, 5 mars 2010