L’Association de pharmacie rurale a tenu ce week-end son assemblée générale, l’occasion de Benoît THIEBAUT, président, de faire le point sur les grands dossiers qui concernent l’officine et les actions menées au cours des derniers mois. L’une d’entre elle est de taille puisque Benoît THIEBAUT a fait prendre conscience au ministre de la Santé, Xavier BERTRAND, de l’impact de la désertification médicale sur l’économie de l’officine (voir les études de 2009 et 2011 de l’APR réalisées en partenariat avec CELTIPHARM). Nous nous souvenons encore de la courageuse prise de position du président de l’APR, qui lors du Congrès de pharmaciens de Bordeaux a démontré à Xavier BERTRAND que la création des maisons de santé pluridisciplinaires avait des conséquences non négligeables sur certaines officines et que cela pouvait déstabiliser le réseau. Il a eu l’occasion d’approfondir le sujet lors de réunions au ministère de la Santé.
Autre sujet à l’ordre du jour, les résultats d’une étude sur l’officine et son environnement, avec des focus sur certains secteurs d’activité (médicaments vétérinaires, maisons de retraite, génériques…). Réalisée par l’APR sous l’égide d’Hervé BRETEAU, membre du bureau de l’Association, cette étude montre que la majorité des pharmacies rurales sont prêtes pour aborder les nouvelles orientations voulues par la profession. Ainsi 62% des pharmaciens interrogées ont un scanner au comptoir et 66% transmettent ou vont transmettre des CD-ROM à la CPAM. En outre, 78% disposent d’un espace de confidentialité. Pour en savoir plus, accédez à l'interview d'Hervé BRETEAU >>>
Ce qui nous amène à la nouvelle convention… Sur la question de l’objectif génériques, les pharmaciens interrogés sont favorables à 43,4% au P4P contre 50,9% défavorables. Ils ont en moyenne un taux de substitution de 79,1%, et 43% des officinaux estiment qu’ils peuvent progresser.
Toujours concernant la convention, CELTIPHARM a présenté à l’occasion de l’assemblée générale, une étude sur l’impact de la revalorisation des astreintes. Il en ressort que ce sont les pharmacies rurales qui bénéficient le plus de cette revalorisation, avec une évolution de 77% pour les communes de moins de 5 000 habitants et de 65% pour les communes comprenant entre 5 000 et 30 000 habitants.
Source : CELTIPHARM, 16 mai 2012