La rentrée des étudiants est imminente et avec elle la mise en place de la PACES (Première année commune des études de santé) autrement appelée « L1-Santé » qui regroupe la PCEM1 (Premier cycle des études de médecine) avec la PCEP1 (première année du premier cycle des études pharmaceutiques). Les doyens des facultés de médecine et de pharmacie doivent réaménager le programme et l’organisation des études de santé. En effet, cette année, les facultés attendent 10 % d’effectif supplémentaire. De quoi créer des difficultés logistiques en termes de place, de locaux, et d’harmonisation des cours au niveau national. En effet, le nombre de places mises à disposition pour les étudiants va devoir être augmenté et les conditions d’enseignement ne seront pas partout les mêmes. Chaque faculté doit trouver ses propres solutions. L’université de Paris-Descartes a dû trouver de nouveaux centres d’examen. A Angers, les cours magistraux sont dédoublés (1h le matin, 1h l’après-midi) et ont lieu dans des locaux différents. Pour pallier ce regroupement et continuer d’assurer l’enseignement de la première année, les facultés s’organisent de plus en plus autour de la vidéo-transmission et des cours sur DVD. L’université de Grenoble a déjà lancé l’opération avec succès. Les établissements peuvent diffuser les cours en direct ou en podcast pour faciliter l’accès aux étudiants. Les programmes seront également revus et harmonisés entre les facultés pour créer une base nationale de connaissances commune aux médecins, dentistes, sages-femmes, pharmaciens et parfois masseurs-kinésithérapeutes. Par ailleurs, la question d’une éventuelle sélection avant l’entrée en PACES arrive dans les esprits. Une sélection sur dossier limiterait-elle les échecs en fin de première année de PACES ? Le débat reste ouvert mais il est certain que cette réorganisation des études de médecine et de pharmacie va susciter de nombreux changements dans le cursus des étudiants à venir.
Source : L’étudiant, août 2010